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Choses à Savoir SANTE

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    Pourquoi certaines personnes entendent-elles le mouvement de leurs yeux ?

    2/08/2026 | 1 mins.
    Ce phénomène, aussi étrange que déroutant, n’est pas une hallucination : il est le symptôme possible d’un trouble rare de l’oreille interne appelé syndrome de Minor, ou plus précisément déhis­cence du canal semi-circulaire supérieur.

    Pour comprendre, il faut d’abord rappeler comment fonctionne l’oreille interne. Elle contient la cochlée, chargée de l’audition, et le système vestibulaire, responsable de l’équilibre. Ce système vestibulaire comprend trois canaux semi-circulaires remplis de liquide, orientés dans les trois dimensions de l’espace. Ils détectent les mouvements de la tête grâce aux déplacements de ce liquide.

    Normalement, ces structures sont enfermées dans un os épais qui les isole des vibrations extérieures. Mais chez certaines personnes atteintes du syndrome de Minor, il existe une fissure ou un amincissement osseux au-dessus du canal semi-circulaire supérieur. Cette “fenêtre” supplémentaire modifie profondément la façon dont les vibrations se propagent dans l’oreille interne.

    Résultat : des sons ou des vibrations normalement imperceptibles deviennent audibles. C’est ce que l’on appelle une hyperacousie aux sons internes. Le patient peut entendre :

    Ses battements de cœur

    Sa respiration

    Sa mastication

    Le bruit de ses pas

    Et parfois… le mouvement de ses globes oculaires

    Lorsque les yeux bougent, les muscles oculaires génèrent de minuscules vibrations. Chez la plupart des gens, ces vibrations sont totalement étouffées. Mais dans le syndrome de Minor, elles sont détournées vers la cochlée et interprétées comme des sons.

    Le syndrome ne se limite pas à ces perceptions sonores insolites. Il peut aussi provoquer :

    Des vertiges déclenchés par des bruits forts

    Une sensation de tangage ou de déséquilibre

    Une impression d’“écho” dans la tête

    Une distorsion de certains sons

    Ces symptômes s’expliquent par un phénomène dit de “troisième fenêtre” : normalement, l’oreille interne possède deux ouvertures naturelles pour transmettre les vibrations. La fissure osseuse en crée une troisième, perturbant l’équilibre des pressions internes.

    Le diagnostic repose sur l’imagerie (scanner haute résolution de l’os temporal) et des tests auditifs spécifiques.

    Le traitement dépend de la sévérité des symptômes. Dans les formes légères, une simple surveillance peut suffire. Dans les cas invalidants, une intervention chirurgicale peut colmater la fissure et restaurer une transmission plus normale des vibrations.
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    Jambon cru ou jambon blanc, lequel fait-il le plus grossir ?

    2/05/2026 | 1 mins.
    Sur le papier, ce sont deux tranches de porc. Mais dans votre assiette… ce n’est pas du tout le même effet sur la balance.

    D’abord, clarifions.
    Le jambon blanc, c’est le jambon “cuit”. Celui qu’on met dans un sandwich, dans des pâtes, ou dans une quiche. Il est souvent assez maigre, surtout quand il est choisi “découenné dégraissé”.
    Le jambon cru, lui, c’est le jambon “sec”, affiné, salé, parfois pendant des mois : jambon de Parme, Serrano, Bayonne… C’est celui qu’on mange en chiffonnade, à l’apéro ou avec du melon.

    Et c’est là que tout change.

    Parce qu’en nutrition, il y a une règle toute simple :
    plus un aliment est sec, plus il est concentré.
    Le jambon cru contient beaucoup moins d’eau… donc il contient proportionnellement beaucoup plus de calories au même poids.
    Résultat :
    Le jambon blanc, c’est en moyenne autour de 110 à 150 calories pour 100 grammes.
    Le jambon cru, lui, peut monter à 250, 300… parfois plus de 330 calories pour 100 grammes.

    Donc, dit autrement :
    à quantité égale, le jambon cru peut apporter deux fois plus de calories que le jambon blanc.

    Et pourquoi ?
    Principalement à cause de sa teneur en lipides, donc en gras. Le gras, c’est très énergétique : 9 calories par gramme, contre 4 pour les protéines et les glucides. Et le jambon cru, même quand il est délicieux… est plus gras.
    Mais il y a une nuance importante.
    Dans la vraie vie, personne ne mange forcément 100 grammes de jambon cru.
    Comme il est plus salé, plus puissant, plus intense… on en mange souvent moins.
    Deux tranches de jambon blanc, c’est facilement 70 grammes.
    Alors que trois tranches fines de jambon cru… c’est parfois 30 à 40 grammes.
    Et là, l’écart calorique peut s’atténuer.
    Mais attention : il reste un autre facteur.
    Le jambon cru est aussi beaucoup plus salé. Et le sel… ça ne fait pas grossir directement. Mais ça favorise la rétention d’eau, et parfois l’appétit. Et surtout, ça peut être un problème pour la tension artérielle.
    Donc, conclusion claire :
    Si votre objectif est de limiter les calories, le gagnant est sans surprise…
    le jambon blanc.
    Mais si vous choisissez le jambon cru, vous pouvez aussi très bien en manger…
    à condition que ce soit en petite quantité, comme un aliment plaisir.
    Parce que comme souvent en nutrition, ce n’est pas un aliment qui “fait grossir”.
    C’est la dose, et la fréquence.
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    Le thé vert aide-t-il vraiment à brûler les graisses ?

    2/04/2026 | 1 mins.
    Oui… un peu, mais pas au point de “brûler les graisses” comme on l’entend dans les promesses marketing.
    D’abord, qu’est-ce qui pourrait faire “brûler” les graisses ?
    Le thé vert contient surtout deux molécules intéressantes :
    la caféine
    des catéchines (dont l’EGCG)
    Ces composés peuvent légèrement augmenter la thermogenèse (la production de chaleur) et la lipolyse (mobilisation des graisses), ce qui peut théoriquement augmenter l’oxydation des lipides.

    Ce que dit une étude scientifique de référence
    Une étude célèbre menée par Dulloo et ses collègues (1999) a testé un extrait de thé vert riche en catéchines et a montré une augmentation de la dépense énergétique et de l’oxydation des graisses, au-delà de l’effet de la caféine seule. En clair : le combo “catéchines + caféine” semble agir un peu mieux que la caféine isolée, ce qui suggère un petit effet métabolique propre au thé vert.

    Mais cet effet est-il suffisant pour maigrir ?
    C’est là que la nuance est importante.
    Même si l’effet existe, il est :
    modeste
    variable selon les personnes
    et souvent observé dans des conditions expérimentales (doses standardisées, extraits concentrés)

    Dans la vraie vie, boire 2 ou 3 tasses par jour ne transforme pas votre métabolisme en four à graisse. Le principal déterminant de la perte de masse grasse reste le déficit calorique (manger légèrement moins que ce qu’on dépense), avec l’activité physique.

    Le thé vert peut légèrement augmenter l’oxydation des graisses et la dépense énergétique sur le court terme, grâce à ses catéchines et à la caféine. Mais cet effet est trop faible pour en faire une stratégie de perte de poids à lui seul.
    Conclusion claire : le thé vert aide un peu, mais ce n’est pas un “brûleur de graisse”. C’est plutôt un petit coup de pouce, utile seulement s’il s’intègre dans une hygiène de vie globale (alimentation + mouvement + sommeil).
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    Pourquoi certains trous de mémoire sont-ils volontaires ?

    2/03/2026 | 2 mins.
    On parle souvent des “trous de mémoire” comme d’un simple oubli : un nom qu’on ne retrouve pas, une idée qu’on perd. Mais l’analyse approfondie d’environ 80 études publiée dans Trends in Cognitive Sciences met en lumière un phénomène plus surprenant : le vide mental (mind blanking). Ce n’est pas seulement “je n’arrive pas à me souvenir”, c’est plutôt “je n’ai plus rien dans la tête”, comme si la pensée s’était évaporée d’un coup.

    Et ce qui est fascinant, c’est que le cerveau ne subit pas toujours cet état : il peut en quelque sorte le produire. Attention : pas volontairement au sens “conscient” (vous ne décidez pas de débrancher votre esprit), mais volontairement au sens où c’est une régulation automatique, un mécanisme interne.

    Premier mécanisme : les fluctuations d’éveil. Le cerveau n’est pas un moteur constant. Il varie en permanence entre vigilance haute et basse, selon la fatigue, l’ennui, le stress ou la surcharge mentale. Dans certains moments, l’éveil descend juste assez pour que les réseaux qui soutiennent l’attention et la mémoire de travail ne parviennent plus à maintenir un contenu conscient stable. Résultat : un blanc total.

    Deuxième mécanisme : un phénomène étonnant appelé parfois “sommeil local”. Même quand on est éveillé, de petites zones du cerveau peuvent brièvement entrer dans un fonctionnement proche du sommeil, comme une micro-pause. Ce n’est pas une sieste complète, mais un arrêt temporaire de certains circuits. Et il suffit qu’une région clé pour l’attention ou la continuité de la pensée se mette en mode “off” quelques secondes pour que l’expérience subjective devienne : “je n’ai plus aucune pensée”.

    Troisième mécanisme : la mise en sourdine des réseaux mentaux. Certaines études suggèrent qu’au moment du vide mental, l’activité cérébrale devient moins complexe, moins organisée, comme si le cerveau basculait vers un mode plus simple, moins coûteux. On peut voir ça comme une stratégie d’économie d’énergie ou de réinitialisation : quand le système est saturé ou au contraire trop ralenti, il coupe brièvement les contenus disponibles.

    Conclusion : vos “trous de mémoire” ne sont pas toujours des ratés. Dans de nombreux cas, ils reflètent un état particulier du cerveau, où l’attention, l’éveil et les réseaux de maintien de la pensée se désengagent brièvement. Autrement dit, ce n’est pas juste que vous oubliez : c’est que, pendant quelques secondes, votre cerveau n’affiche plus rien à l’écran.
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    Pourquoi le syndrome du mort-vivant est-il dangereux ?

    2/02/2026 | 2 mins.
    Le “syndrome du mort-vivant” est le nom populaire d’un trouble psychiatrique rare et spectaculaire : le syndrome de Cotard. Il se caractérise par un délire dit nihiliste. Concrètement, la personne est persuadée d’être morte, de ne plus exister, de ne plus avoir d’organes, ou d’être en train de se décomposer. Ce n’est pas une simple impression ni une formule : dans l’esprit du patient, c’est une certitude absolue. Le syndrome apparaît le plus souvent dans le cadre d’une dépression très sévère, parfois associée à des symptômes psychotiques, mais il peut aussi être observé dans certaines maladies neurologiques ou après des atteintes cérébrales.
    Pourquoi ce syndrome est-il dangereux ? Pour trois raisons principales.

    D’abord, le risque suicidaire est majeur. Si quelqu’un est convaincu qu’il est déjà mort, l’idée de mourir “réellement” perd toute signification. Certaines personnes pensent que se suicider ne changera rien, ou que c’est même la seule manière de rendre cohérent ce qu’elles vivent intérieurement. Ce délire peut donc supprimer les freins habituels à l’auto-agression. C’est l’une des raisons pour lesquelles Cotard est considéré comme une urgence : le passage à l’acte peut survenir rapidement.

    Ensuite, le syndrome entraîne souvent une auto-négligence grave, parfois mortelle. Dans la logique du délire, manger ou boire devient inutile : “un mort n’a pas besoin de nourriture”. Le patient peut aussi refuser toute hygiène, ne plus dormir, ne plus se déplacer, ou arrêter ses traitements médicaux. Cette spirale peut conduire à une déshydratation, à une dénutrition, à des carences sévères et à des complications physiques importantes. Ici, le danger est double : psychique et médical.

    Enfin, Cotard est dangereux parce qu’il peut être mal diagnostiqué. Les proches et même certains soignants peuvent d’abord croire à une dépression “classique”, à une simple crise existentielle, ou à une bizarrerie verbale. Or le délire de négation est un symptôme précis, qui indique un niveau de gravité élevé et nécessite un traitement rapide. Plus la prise en charge est tardive, plus les risques s’accumulent.

    Conclusion claire : le syndrome du mort-vivant est dangereux car il combine un délire extrême avec un risque élevé de suicide et d’effondrement physique par refus de s’alimenter ou de se soigner. C’est une situation qui doit être traitée rapidement, souvent en milieu hospitalier, et qui peut s’améliorer nettement avec une prise en charge adaptée.
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