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    Le thé vert aide-t-il vraiment à brûler les graisses ?

    2/04/2026 | 1 mins.
    Oui… un peu, mais pas au point de “brûler les graisses” comme on l’entend dans les promesses marketing.
    D’abord, qu’est-ce qui pourrait faire “brûler” les graisses ?
    Le thé vert contient surtout deux molécules intéressantes :
    la caféine
    des catéchines (dont l’EGCG)
    Ces composés peuvent légèrement augmenter la thermogenèse (la production de chaleur) et la lipolyse (mobilisation des graisses), ce qui peut théoriquement augmenter l’oxydation des lipides.

    Ce que dit une étude scientifique de référence
    Une étude célèbre menée par Dulloo et ses collègues (1999) a testé un extrait de thé vert riche en catéchines et a montré une augmentation de la dépense énergétique et de l’oxydation des graisses, au-delà de l’effet de la caféine seule. En clair : le combo “catéchines + caféine” semble agir un peu mieux que la caféine isolée, ce qui suggère un petit effet métabolique propre au thé vert.

    Mais cet effet est-il suffisant pour maigrir ?
    C’est là que la nuance est importante.
    Même si l’effet existe, il est :
    modeste
    variable selon les personnes
    et souvent observé dans des conditions expérimentales (doses standardisées, extraits concentrés)

    Dans la vraie vie, boire 2 ou 3 tasses par jour ne transforme pas votre métabolisme en four à graisse. Le principal déterminant de la perte de masse grasse reste le déficit calorique (manger légèrement moins que ce qu’on dépense), avec l’activité physique.

    Le thé vert peut légèrement augmenter l’oxydation des graisses et la dépense énergétique sur le court terme, grâce à ses catéchines et à la caféine. Mais cet effet est trop faible pour en faire une stratégie de perte de poids à lui seul.
    Conclusion claire : le thé vert aide un peu, mais ce n’est pas un “brûleur de graisse”. C’est plutôt un petit coup de pouce, utile seulement s’il s’intègre dans une hygiène de vie globale (alimentation + mouvement + sommeil).
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    Pourquoi certains trous de mémoire sont-ils volontaires ?

    2/03/2026 | 2 mins.
    On parle souvent des “trous de mémoire” comme d’un simple oubli : un nom qu’on ne retrouve pas, une idée qu’on perd. Mais l’analyse approfondie d’environ 80 études publiée dans Trends in Cognitive Sciences met en lumière un phénomène plus surprenant : le vide mental (mind blanking). Ce n’est pas seulement “je n’arrive pas à me souvenir”, c’est plutôt “je n’ai plus rien dans la tête”, comme si la pensée s’était évaporée d’un coup.

    Et ce qui est fascinant, c’est que le cerveau ne subit pas toujours cet état : il peut en quelque sorte le produire. Attention : pas volontairement au sens “conscient” (vous ne décidez pas de débrancher votre esprit), mais volontairement au sens où c’est une régulation automatique, un mécanisme interne.

    Premier mécanisme : les fluctuations d’éveil. Le cerveau n’est pas un moteur constant. Il varie en permanence entre vigilance haute et basse, selon la fatigue, l’ennui, le stress ou la surcharge mentale. Dans certains moments, l’éveil descend juste assez pour que les réseaux qui soutiennent l’attention et la mémoire de travail ne parviennent plus à maintenir un contenu conscient stable. Résultat : un blanc total.

    Deuxième mécanisme : un phénomène étonnant appelé parfois “sommeil local”. Même quand on est éveillé, de petites zones du cerveau peuvent brièvement entrer dans un fonctionnement proche du sommeil, comme une micro-pause. Ce n’est pas une sieste complète, mais un arrêt temporaire de certains circuits. Et il suffit qu’une région clé pour l’attention ou la continuité de la pensée se mette en mode “off” quelques secondes pour que l’expérience subjective devienne : “je n’ai plus aucune pensée”.

    Troisième mécanisme : la mise en sourdine des réseaux mentaux. Certaines études suggèrent qu’au moment du vide mental, l’activité cérébrale devient moins complexe, moins organisée, comme si le cerveau basculait vers un mode plus simple, moins coûteux. On peut voir ça comme une stratégie d’économie d’énergie ou de réinitialisation : quand le système est saturé ou au contraire trop ralenti, il coupe brièvement les contenus disponibles.

    Conclusion : vos “trous de mémoire” ne sont pas toujours des ratés. Dans de nombreux cas, ils reflètent un état particulier du cerveau, où l’attention, l’éveil et les réseaux de maintien de la pensée se désengagent brièvement. Autrement dit, ce n’est pas juste que vous oubliez : c’est que, pendant quelques secondes, votre cerveau n’affiche plus rien à l’écran.
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    Pourquoi le syndrome du mort-vivant est-il dangereux ?

    2/02/2026 | 2 mins.
    Le “syndrome du mort-vivant” est le nom populaire d’un trouble psychiatrique rare et spectaculaire : le syndrome de Cotard. Il se caractérise par un délire dit nihiliste. Concrètement, la personne est persuadée d’être morte, de ne plus exister, de ne plus avoir d’organes, ou d’être en train de se décomposer. Ce n’est pas une simple impression ni une formule : dans l’esprit du patient, c’est une certitude absolue. Le syndrome apparaît le plus souvent dans le cadre d’une dépression très sévère, parfois associée à des symptômes psychotiques, mais il peut aussi être observé dans certaines maladies neurologiques ou après des atteintes cérébrales.
    Pourquoi ce syndrome est-il dangereux ? Pour trois raisons principales.

    D’abord, le risque suicidaire est majeur. Si quelqu’un est convaincu qu’il est déjà mort, l’idée de mourir “réellement” perd toute signification. Certaines personnes pensent que se suicider ne changera rien, ou que c’est même la seule manière de rendre cohérent ce qu’elles vivent intérieurement. Ce délire peut donc supprimer les freins habituels à l’auto-agression. C’est l’une des raisons pour lesquelles Cotard est considéré comme une urgence : le passage à l’acte peut survenir rapidement.

    Ensuite, le syndrome entraîne souvent une auto-négligence grave, parfois mortelle. Dans la logique du délire, manger ou boire devient inutile : “un mort n’a pas besoin de nourriture”. Le patient peut aussi refuser toute hygiène, ne plus dormir, ne plus se déplacer, ou arrêter ses traitements médicaux. Cette spirale peut conduire à une déshydratation, à une dénutrition, à des carences sévères et à des complications physiques importantes. Ici, le danger est double : psychique et médical.

    Enfin, Cotard est dangereux parce qu’il peut être mal diagnostiqué. Les proches et même certains soignants peuvent d’abord croire à une dépression “classique”, à une simple crise existentielle, ou à une bizarrerie verbale. Or le délire de négation est un symptôme précis, qui indique un niveau de gravité élevé et nécessite un traitement rapide. Plus la prise en charge est tardive, plus les risques s’accumulent.

    Conclusion claire : le syndrome du mort-vivant est dangereux car il combine un délire extrême avec un risque élevé de suicide et d’effondrement physique par refus de s’alimenter ou de se soigner. C’est une situation qui doit être traitée rapidement, souvent en milieu hospitalier, et qui peut s’améliorer nettement avec une prise en charge adaptée.
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    Les tatouages augmentent-ils les risques de cancer ?

    2/01/2026 | 1 mins.
    Les tatouages peuvent-ils augmenter le risque de cancer de la peau ? La question revient souvent, car un tatouage n’est pas seulement un dessin : c’est de l’encre injectée dans le derme, donc une exposition durable à des pigments et à divers additifs. Certaines encres peuvent contenir des substances irritantes, allergènes, voire des composés potentiellement problématiques lorsqu’on les analyse en laboratoire. Cela peut logiquement faire craindre un effet cancérogène à long terme.
    Mais en santé, l’intuition ne suffit pas : ce qui compte, ce sont les études sur de grands groupes de personnes, comparant les tatoués aux non tatoués, en prenant en compte les facteurs essentiels (notamment l’exposition aux UV, qui est de loin la première cause de cancers de la peau).

    À ce jour, les données scientifiques les plus solides ne montrent pas d’augmentation claire du risque de cancer de la peau chez les personnes tatouées, simplement parce qu’elles ont un tatouage. Autrement dit : avoir un tatouage ne semble pas, en soi, augmenter significativement le risque de mélanome ou des cancers cutanés les plus fréquents, quand on regarde l’ensemble des résultats disponibles.

    Alors pourquoi lit-on parfois des histoires de cancers “sur un tatouage” ? Parce qu’il existe effectivement des cas rapportés : certaines tumeurs cutanées ont été diagnostiquées dans des zones tatouées. Mais ces cas restent rares et ne prouvent pas que le tatouage en est la cause. Il est aussi possible qu’un tatouage rende plus difficile la détection précoce d’une lésion (un grain de beauté qui change, une tache inhabituelle, une zone qui saigne ou croûte), simplement parce que les couleurs et les motifs masquent les signes visuels.

    En pratique, le risque le plus important n’est donc pas tant “le tatouage = cancer”, mais plutôt : “le tatouage peut cacher un cancer débutant”.

    Conclusion claire : aujourd’hui, il n’existe pas de preuve scientifique solide permettant d’affirmer que les tatouages augmentent le risque de cancer de la peau. En revanche, il est prudent de surveiller sa peau, y compris les zones tatouées, et de consulter si une lésion apparaît ou change (taille, forme, couleur, saignement). Et bien sûr, la meilleure prévention contre les cancers cutanés reste la même pour tout le monde : se protéger du soleil.
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    Pourquoi l'anxiété peut-elle venir de l'alimentation ?

    1/29/2026 | 1 mins.
    L’alimentation peut jouer un rôle. Pas forcément comme cause unique, mais comme facteur qui peut déclencher, aggraver ou entretenir l’anxiété.
    D’abord, il faut comprendre une chose : le cerveau n’est pas “déconnecté” du reste du corps. Il vit dans un environnement biologique. Et cet environnement dépend en partie de l’alimentation. Ce que vous mangez influence l’inflammation, le microbiote intestinal, les hormones, la production de neurotransmetteurs… et donc, indirectement, votre niveau d’anxiété.

    Premier point : la qualité globale de l’alimentation. De nombreuses études observent qu’un régime équilibré, riche en fruits, légumes, fibres, poissons et bonnes graisses, est associé à moins de symptômes anxieux. Par exemple, une revue systématique s’intéressant aux liens entre qualité alimentaire et santé mentale chez les étudiants conclut qu’une meilleure qualité de régime est fréquemment associée à une diminution de l’anxiété et du stress.

    Deuxième point : le grand suspect moderne, ce sont les aliments ultra-transformés. On parle ici des produits industriels très transformés : snacks, biscuits, sodas, céréales très sucrées, plats préparés, etc. Une revue scientifique publiée en 2022 par Lane et ses collègues montre que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque plus élevé de symptômes dépressifs et anxieux. Ce n’est pas une preuve absolue de causalité, mais c’est un signal très cohérent, surtout quand on sait que ces aliments sont souvent pauvres en fibres et micronutriments, riches en sucres rapides, en sel, en additifs… et qu’ils favorisent une inflammation chronique légère.

    Troisième point : l’axe intestin-cerveau. Ce n’est pas une image : l’intestin communique réellement avec le cerveau. Le microbiote intestinal influence la production de substances qui modulent l’inflammation et le stress. Une alimentation pauvre en fibres et riche en produits ultra-transformés peut déséquilibrer ce microbiote, et ce déséquilibre peut favoriser un terrain anxieux.

    Enfin, il y a la question des nutriments. Certaines carences peuvent amplifier l’anxiété : magnésium, vitamines du groupe B, fer, zinc… parce qu’ils participent à la fabrication et à la régulation des neurotransmetteurs comme la sérotonine ou le GABA.

    Et sur les interventions ? Il existe quelques données intéressantes. Une méta-analyse publiée dans JAMA Network Open montre que les oméga-3 pourraient réduire les symptômes d’anxiété dans certaines populations, même si les résultats restent hétérogènes.

    Conclusion : l’anxiété n’est pas “dans votre tête” au sens moral du terme. Elle a une base biologique, et l’alimentation peut en faire partie. Bien manger ne remplace pas une thérapie ou un traitement quand il le faut. Mais c’est un levier concret, quotidien, souvent sous-estimé… pour apaiser le mental.

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Generated: 2/4/2026 - 1:41:58 PM