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    Quelle est la règle du 3-3-3, la méthode pour calmer l’anxiété ?

    1/21/2026 | 2 mins.
    La règle du 3-3-3 est une technique de recentrage mental utilisée en cas d’anxiété aiguë, de stress intense ou de début de crise d’angoisse. Elle est très populaire en psychologie cognitive, car elle est simple, rapide et utilisable partout, sans matériel ni préparation.

    Son principe repose sur trois étapes successives, qui mobilisent volontairement l’attention.

    Première étape : regarder autour de soi et nommer trois choses que l’on voit. Il peut s’agir d’objets anodins : une fenêtre, une chaise, une couleur sur un mur. L’objectif n’est pas de juger ou d’interpréter, mais simplement d’observer. Cette étape force le cerveau à quitter le flot des pensées anxieuses, souvent tournées vers l’avenir ou vers des scénarios catastrophes, pour revenir à l’environnement immédiat.

    Deuxième étape : écouter et identifier trois sons. Là encore, peu importe leur importance : un bruit de ventilation, une voix lointaine, le son de sa respiration. Cette focalisation auditive mobilise une autre zone du cerveau et renforce l’ancrage dans le moment présent.

    Troisième étape : bouger trois parties du corps. Par exemple, remuer les doigts, rouler les épaules, fléchir les chevilles. Ce mouvement conscient réintroduit le corps dans l’expérience, ce qui est fondamental, car l’anxiété est souvent une réaction corporelle amplifiée par le mental.

    Pourquoi cette méthode est-elle efficace ? Parce que l’anxiété active le système nerveux sympathique, celui de l’alerte et du danger. Le cerveau se comporte alors comme si une menace imminente existait. La règle du 3-3-3 agit comme un signal de sécurité. En sollicitant les sens et le mouvement volontaire, elle stimule le cortex préfrontal, la zone du cerveau impliquée dans le raisonnement et la régulation émotionnelle. Cela aide à calmer l’amygdale, structure centrale dans les réactions de peur.
    Il est important de comprendre que la règle du 3-3-3 ne supprime pas l’anxiété de manière magique. Elle ne traite pas la cause profonde. En revanche, elle permet de faire redescendre l’intensité, de reprendre le contrôle et d’éviter l’escalade vers une crise plus sévère.

    En résumé, la règle du 3-3-3 est un outil de premiers secours psychologiques. Facile à mémoriser, discrète et efficace, elle rappelle une chose essentielle : pour apaiser l’anxiété, revenir au présent est souvent la première étape vers le calme.
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    Pourquoi les cheveux blancs pourraient être le signe d’une protection contre le cancer ?

    1/20/2026 | 2 mins.
    L’idée peut surprendre, mais elle est prise au sérieux par la recherche scientifique : le blanchiment des cheveux pourrait être lié à des mécanismes biologiques qui protègent aussi contre le cancer. Attention toutefois : cela ne signifie pas que les cheveux blancs empêchent le cancer, mais qu’ils peuvent être le marqueur visible de processus cellulaires protecteurs.

    Tout commence dans les mélanocytes, les cellules responsables de la couleur des cheveux. Ces cellules produisent la mélanine à partir de cellules souches spécialisées, situées dans le follicule pileux. Avec l’âge, le stress ou certaines agressions biologiques, ces cellules souches s’épuisent ou cessent de fonctionner correctement. Résultat : la production de mélanine s’arrête, et le cheveu devient blanc.

    En 2023, une étude menée par des chercheurs du MIT et publiée dans Nature a montré un point clé : le blanchiment des cheveux est souvent lié à une activation accrue de mécanismes de protection cellulaire, en particulier ceux qui empêchent les cellules endommagées de continuer à se diviser. Autrement dit, quand une cellule détecte des dommages à son ADN, elle peut choisir de se mettre à l’arrêt plutôt que de risquer une division dangereuse. C’est exactement le type de mécanisme qui protège contre le cancer.

    Un acteur central de cette protection est une protéine bien connue en oncologie : p53, parfois surnommée « le gardien du génome ». Lorsqu’une cellule accumule trop de dommages, p53 peut déclencher soit une réparation, soit un arrêt définitif de la cellule, voire sa destruction. Or, cette activation de p53 est aussi impliquée dans la perte de fonction des cellules souches des mélanocytes. Résultat : les cheveux blanchissent, mais les cellules potentiellement cancéreuses sont neutralisées.

    Autre élément intéressant : le stress oxydatif. Il joue un rôle majeur dans le vieillissement, le blanchiment des cheveux et le cancer. Certaines personnes ont une réponse biologique plus “radicale” au stress oxydatif : leurs cellules arrêtent plus vite de fonctionner pour éviter les mutations. Cette stratégie est coûteuse sur le plan esthétique — cheveux blancs plus précoces — mais potentiellement bénéfique sur le plan de la prévention des cancers.

    Cela pourrait expliquer pourquoi certaines études observationnelles ont noté, chez des individus ayant blanchi tôt, un risque légèrement réduit pour certains cancers, même si ces résultats restent débattus et variables selon les types de cancer.

    En résumé, les cheveux blancs ne sont pas une armure anticancer. Mais ils pourraient être le signe visible d’un organisme qui privilégie la sécurité cellulaire à la longévité fonctionnelle. Un compromis biologique : vieillir plus vite en apparence, pour mieux se protéger des dérives cellulaires graves. Comme souvent en biologie, rien n’est gratuit — tout est question d’équilibre.
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    Pourquoi observe-t-on davantage d’accouchements la nuit que le jour ?

    1/19/2026 | 2 mins.
    Ce phénomène est bien documenté et concerne surtout les accouchements spontanés, c’est-à-dire non déclenchés médicalement. La raison principale est biologique : le corps féminin est naturellement programmé pour accoucher plus facilement pendant la nuit.

    Le premier élément clé est le rythme circadien, notre horloge biologique interne. Cette horloge régule de nombreuses fonctions physiologiques sur un cycle de vingt-quatre heures, notamment la sécrétion hormonale. Or, plusieurs hormones essentielles au travail de l’accouchement atteignent leur pic durant la nuit.

    L’hormone la plus importante dans ce processus est l’ocytocine. Elle est responsable des contractions utérines qui permettent la dilatation du col et la naissance du bébé. La production d’ocytocine augmente naturellement la nuit, car elle est inhibée par le stress, la lumière et certaines hormones de l’éveil, comme le cortisol. La nuit, l’environnement est plus calme, plus sombre, et l’organisme est moins stimulé. Les freins hormonaux diminuent, ce qui rend les contractions plus efficaces et plus régulières.

    Une autre hormone joue un rôle crucial : la mélatonine, souvent appelée hormone du sommeil. Elle est sécrétée en grande quantité dans l’obscurité. Des études ont montré que la mélatonine agit en synergie avec l’ocytocine, en renforçant l’intensité et la coordination des contractions utérines. Autrement dit, la mélatonine ne favorise pas seulement le sommeil, elle participe aussi activement au bon déroulement de l’accouchement.

    Ce phénomène s’explique également par l’évolution. Pendant la majeure partie de l’histoire humaine, accoucher la nuit offrait un avantage en termes de survie. L’obscurité réduisait l’exposition aux prédateurs, l’activité du groupe était moindre et les conditions étaient plus propices au calme et à la concentration. Le corps humain a conservé cette programmation biologique ancestrale.

    Enfin, il est important de préciser que cette tendance est aujourd’hui atténuée par la médicalisation des naissances. Les déclenchements programmés et les césariennes planifiées ont déplacé une partie des accouchements vers la journée. Mais lorsque le travail débute spontanément, sans intervention médicale, la physiologie naturelle continue de privilégier la nuit.

    En résumé, si les femmes accouchent plus souvent la nuit, c’est parce que leur horloge biologique, leurs hormones et leur héritage évolutif s’alignent pour faire de la nuit le moment le plus favorable à la naissance.
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    Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées par la maladie d'Alzheimer que les hommes ?

    1/18/2026 | 2 mins.
    La maladie d’Alzheimer touche davantage les femmes que les hommes. Aujourd’hui, près de deux tiers des personnes atteintes sont des femmes. Longtemps, cette différence a été expliquée presque uniquement par un facteur simple : les femmes vivent plus longtemps. Or, les recherches récentes montrent que cette explication est insuffisante. Même à âge égal, les femmes présentent un risque plus élevé de développer la maladie.

    Une étude de référence publiée dans la revue scientifique Nature Medicine montre que le cerveau féminin vieillit différemment face aux mécanismes d’Alzheimer. Les chercheurs ont mis en évidence des différences biologiques profondes, notamment dans la manière dont les protéines toxiques associées à la maladie s’accumulent et se propagent.

    Le premier facteur clé est hormonal. Les œstrogènes, hormones sexuelles féminines, jouent un rôle protecteur pour le cerveau. Elles favorisent la plasticité neuronale, soutiennent la mémoire et aident à réguler l’utilisation du glucose par les cellules cérébrales. Or, lors de la ménopause, les niveaux d’œstrogènes chutent brutalement. Cette transition hormonale pourrait rendre le cerveau plus vulnérable aux lésions liées à Alzheimer, en particulier si elle survient précocement ou sans compensation hormonale.

    Le deuxième facteur est génétique. Le principal gène de risque connu pour Alzheimer, appelé APOE ε4, n’a pas le même impact selon le sexe. Plusieurs études montrent que les femmes porteuses de ce gène présentent un risque plus élevé que les hommes porteurs du même variant. Autrement dit, à patrimoine génétique égal, le cerveau féminin semble plus sensible aux mécanismes pathologiques de la maladie.

    Troisièmement, le métabolisme cérébral diffère entre les sexes. Les études d’imagerie montrent que, chez les femmes, certaines régions du cerveau impliquées dans la mémoire consomment l’énergie différemment au cours du vieillissement. Cette adaptation, efficace plus jeune, pourrait devenir un point de fragilité avec l’âge.
    Enfin, des facteurs sociaux entrent aussi en jeu. Les femmes âgées aujourd’hui ont souvent eu, dans leur jeunesse, un accès plus limité à l’éducation ou à des carrières intellectuellement stimulantes. Cela peut réduire la « réserve cognitive », c’est-à-dire la capacité du cerveau à compenser les lésions avant l’apparition des symptômes.

    En résumé, si les femmes sont plus touchées par Alzheimer, ce n’est pas seulement parce qu’elles vivent plus longtemps. C’est le résultat d’une combinaison de facteurs hormonaux, génétiques, métaboliques et sociaux. Comprendre ces différences est essentiel pour développer, à l’avenir, des stratégies de prévention et de traitement mieux adaptées aux femmes comme aux hommes.
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    Quels sont les bienfaits du kimchi ?

    1/15/2026 | 2 mins.
    Le kimchi est un plat traditionnel coréen composé principalement de légumes fermentés, le plus souvent du chou chinois ou du radis, assaisonnés avec de l’ail, du gingembre, du piment, de la ciboule et parfois des fruits de mer fermentés. Consommé quotidiennement en Corée depuis des siècles, il se décline en des centaines de variantes selon les régions et les saisons. Son goût est à la fois acidulé, épicé et umami, résultat d’un processus de fermentation naturelle qui transforme profondément ses ingrédients.

    Premier atout majeur : le kimchi est un aliment fermenté, riche en probiotiques naturels. Lors de la fermentation, des bactéries bénéfiques — notamment des lactobacilles — se développent. Ces micro-organismes vivants renforcent le microbiote intestinal, cet écosystème de milliards de bactéries qui joue un rôle central dans la digestion, l’immunité et même la santé mentale. Un microbiote équilibré est associé à une meilleure absorption des nutriments et à une diminution des inflammations chroniques.
    Deuxième bénéfice clé : le kimchi soutient le système immunitaire. Il est naturellement riche en vitamines A, B et surtout vitamine C, et les probiotiques qu’il contient stimulent la réponse immunitaire. Plusieurs études suggèrent que la consommation régulière d’aliments fermentés est associée à une réduction du risque d’infections et à une meilleure régulation des défenses de l’organisme.

    Le kimchi possède également des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Le piment, l’ail et le gingembre contiennent des composés bioactifs capables de neutraliser les radicaux libres et de limiter le stress oxydatif, impliqué dans le vieillissement cellulaire et les maladies chroniques.

    Autre avantage souvent cité : son impact positif sur la santé métabolique. Peu calorique, riche en fibres et très rassasiant, le kimchi est associé à une amélioration de la sensibilité à l’insuline, à une baisse du cholestérol LDL et à un meilleur contrôle du poids dans certaines études observationnelles.

    Enfin, en agissant sur le microbiote, le kimchi influence aussi l’axe intestin-cerveau, un système de communication impliqué dans l’humeur et le stress. Attention toutefois à sa teneur en sel, qui impose une consommation modérée chez les personnes hypertendues.

    En résumé, le kimchi est bien plus qu’un simple condiment : c’est un aliment fermenté ancestral, dont les bienfaits digestifs, immunitaires et métaboliques sont aujourd’hui largement confirmés par la science moderne.
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