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    Pologne: couples gays, franchir la frontière pour se marier

    06/15/2026
    Alors que la Pologne reste l’un des pays les plus restrictifs d’Europe en termes de droits LGBT, le gouvernement de Donald Tusk a légalisé fin mai la reconnaissance administrative des mariages homosexuels conclus à l'étranger. Une décision qui fait suite à la condamnation de la Cour de justice de l’Union européenne, selon laquelle Varsovie portait atteinte à la liberté de circulation de ces couples dans l’UE en leur retirant des droits acquis dans un autre pays. De quoi encourager de nombreux couples homosexuels polonais à organiser leur mariage à l’étranger ces derniers mois, alors que l’union des couples de même sexe reste interdite en Pologne.
    Reportage de notre correspondant à Varsovie
    Quelques heures de train seulement pour quitter le pays, et pour se dire oui pour la vie. Avec son compagnon Tobiasz, Zachariasz embarque à bord d’un train régional, direction Görlitz de l’autre côté de la frontière avec l’Allemagne. En couple depuis cinq ans, ils n’avaient jamais osé rêver de mariage : « Concrètement, si Tobiasz ou moi devions être hospitalisés, l’autre ne pourrait obtenir aucune information sur notre état de santé, car aux yeux de l’État polonais, on est qui l’un pour l’autre ? De simples étrangers. C’est pour ça que c’est important de se marier dès que possible. »
    Arrivés sur place, ils retrouvent leurs témoins qui ont eux-mêmes fait l’aller-retour depuis la Pologne sur la journée. Roksana, la meilleure amie de Zachariasz, espère que les couples gays comme le leur auront un jour la possibilité de se marier dans leur propre pays : « La distance, ça rajoute un obstacle. Pour nous, ça va encore, ça n'était pas trop loin, mais ce serait mieux si ça pouvait avoir lieu en Pologne, moi je suis pour ! »
    Au total, la cérémonie aura duré moins d’une heure. Pour eux, ces alliances sont synonymes de sécurité et signent le début d’une nouvelle vie, inimaginable pour Tobiasz il y a encore un an : « Il m’a dit oui, cette fois de façon officielle. Ça veut dire qu’aujourd’hui, il n’est plus seulement mon copain, mais mon mari. »
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    Une demande en forte hausse
    Et si ce rêve a pu devenir réalité, c’est en partie grâce à Katarzyna Kuca. Assise au coin bureau de son appartement à Wroclaw, l'entrepreneuse aide depuis trois ans les couples comme Tobiasz et Zachariasz à aller se marier à l’étranger. Elle s’occupe de la partie administrative, mais assure aussi la logistique sur place.
    Comptez trois à six mois seulement de délai entre la première demande et le jour du mariage. Cérémonies avec ou sans invités, suivies ou non d’une fête, ses équipes déployées aux quatre coins de l’Europe s’adaptent aux demandes des couples : « On organise des mariages en Autriche, au Danemark, en Allemagne, au Portugal et à Madère. Bien sûr, il y a d’autres pays qui autorisent le mariage pour tous, mais ces cinq pays ne requièrent pas de documents qu’il ne soit pas possible d'obtenir en Pologne. Chaque année, on avait environ 20 à 25 couples qui faisaient appel à nous, et maintenant on reçoit près de 50 demandes par mois, et ce chiffre ne fait qu’augmenter. Et ce que vous voyez sur les tableaux, ce ne sont rien que les couples qui prévoient de se marier au Danemark. »
    Depuis le verdict de la Cour de justice de l’Union européenne en novembre, elle a dû recruter cinq nouvelles personnes pour gonfler les rangs de ses équipes.
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    Élections législatives de l’automne en Russie: l’opposition tente de trouver sa place

    06/14/2026
    La date n’est pas fixée officiellement, mais les élections à la Douma devraient se dérouler les 18 et 20 septembre prochain. Ce seront les premières sur fond de conflit depuis plus de 4 ans, avec des pourparlers diplomatiques au point mort. Leur issue ne fait pas de doute, le parti au pouvoir encore une fois raflera l’immense majorité des sièges. Les partis d’opposition, sous pression, se préparent tout de même. Reportage dans les locaux du parti « Iabloko » à Saint-Pétersbourg, le seul parti à demander un cessez-le-feu immédiat en Ukraine.
    Dans une pièce, quelques affiches, du papier, des stylos sur des tables… les dernières traces de la réunion précédente : une soirée d’écriture de lettres aux prisonniers politiques en Russie. Quelques pas plus loin, dans un bureau, un calendrier avec la photo d’un visage mince aux yeux sombres et au regard aigu. C’est celui de Boris Vichnievsky. Cet ancien responsable très connu du parti « Iabloko » a été désigné « agent de l’étranger » en mars 2024. Comme une blessure qui ne cicatrise pas, comme aussi la marque d’une volonté intacte de combattre, quelques mots sont écrits sous le cliché : « Je reviendrai ».
    « C’est ce qu’il nous a dit quand il a fait son discours de départ », explique la coordinatrice des élections pour le parti dans la région (ndlr : pour des raisons de sécurité, les noms des interviewés ne sont pas communiqués). « Malheureusement, maintenant il vit à l’étranger. On espère que c’est temporaire, qu’il reviendra vraiment ».
    Depuis le départ de cette figure locale, et singulièrement depuis le début de la préparation des élections, le climat s’est encore durci. Assise dans son bureau, la coordinatrice des élections fait l’état des lieux : « Pour l'instant, je ne ressens aucune pression directe, dit-elle d’un ton égal. Mais je ressens une pression psychologique, car presque chaque jour au sein du parti, des choses désagréables se produisent. Mes camarades reçoivent des statuts juridiques qui les empêchent de se présenter à des élections et qui menacent même leur possibilité de résider en Russie. Par exemple, il y a quelques jours, un membre de notre parti à Iekaterinbourg, une ville avec une population de plus d'un million d'habitants, et où « Iabloko » obtient en général de bons résultats aux élections, a été fiché comme « extrémiste et terroriste ». Il a quitté le territoire. Dans d’autres endroits, il y a eu des pressions au travail ».
    Dans une interview le 10 juin dernier à Novaya Gazeta Europe (média exilé et classé « indésirable » par les autorités russes), le patron du parti, Nikolaï Rybakov, a eu cette formule : « Nous avons une grande expérience de la survie en milieu toxique. » À la question du journal : « Quelles sont les perspectives électorales d’un parti sans ressources administratives ni alliance avec le gouvernement russe en 2026 ? », Nikolaï Rybakov a répondu : « On pourrait poser la même question à propos de la vie en Russie dans son ensemble : quelles sont les perspectives d'avenir pour nous tous qui ne sommes pas au pouvoir ? Nous n'avons pas d'autre choix. Mais nous pouvons changer les circonstances dans lesquelles nous vivons. » 
    Pour la coordinatrice du parti à Saint-Pétersbourg, « Dans notre société, personne n'est à l'abri de rien, de la pression, de la possibilité de perdre sa liberté ou de subir des restrictions de quelque nature que ce soit. »
    « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur »
    Pourtant, le responsable local du parti l’affirme : de nouveaux membres affluent tous les mois : des étudiants, des employés, des médecins, des hommes d’affaires, tous à la recherche d’un débouché civique et politique à leur mécontentement voire leur colère, adhérant au slogan du parti : « Pour la paix et la liberté, pour une vie digne et sans peur ».
    « Bien sûr, la question-clé est celle de l'attitude envers l'opération militaire spéciale et la méthode de résolution du conflit, explique-t-il, mais il s’agit aussi des choix économiques et sociaux que font nos dirigeants. Il y a du mécontentement et il est répandu, les sondages le disent. »
    La coordinatrice se fait un peu plus directe : « Il faut mettre fin aux massacres de vies, et c'est notre position principale. Cette position suscite désormais un écho important. Le nombre de personnes qui la soutiennent augmente, car des actions dangereuses menacent non seulement les zones frontalières, mais aussi Saint-Pétersbourg et Moscou. Les technologies militaires actuelles font que personne n'est en sécurité. » La coordinatrice s’exprimait dans la foulée du Forum économique de Saint-Pétersbourg, marqué par des attaques spectaculaires de drones de l’Ukraine lors des journées d’ouverture et de clôture. « Les gens aspirent à vivre librement et sans peur, à exprimer leurs opinions sans crainte également. C'est fondamental. »
    Ces deux cadres régionaux listent aussi, parmi ce qui attire de nouveaux militants, les restrictions d’internet, la dégradation du pouvoir d’achat, les inégalités qui s’accentuent, le manque d’investissement dans les transports, les inquiétudes sur l’avenir… Plus que des politiques à améliorer : un contrat social mis à l'épreuve depuis plus de 4 ans de guerre.
    « Iabloko » a pu jusqu’ici participer à toutes les élections, sauf le scrutin présidentiel. Pour ces législatives, réponse début juillet prochain.
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    «Nous n’avons rien emporté avec nous»: en Ukraine, les évacués de Kharkiv témoignent

    06/13/2026
    En Ukraine, face aux bombardements qui affectent les zones grises le long de la ligne de front, les autorités ont ordonné de nouvelles évacuations de civils dans les régions de Donetsk et de Kharkiv. Dans cette dernière, frontalière avec la Russie, sept villages du secteur de Borodukhiv, au nord-ouest de la ville, sont concernés, et plus de 7 000 personnes, dont plus de 1 300 enfants, ont reçu l'ordre de partir.
    De notre envoyée spéciale à Kharkiv,
    Depuis quelques jours, ce centre de transit pour personnes déplacées à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, est en pleine effervescence : quotidiennement, entre 100 et 150 personnes évacuées y arrivent, dans le dénuement le plus complet. Yevheniia Kozun, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, précise : « Récemment, nous avons constaté une augmentation constante du nombre de personnes évacuées. Nos partenaires continuent de leur fournir toute l’assistance nécessaire, y compris un soutien psychologique, des articles de première nécessité, l’inscription aux aides financières, ainsi qu’une aide pour la reconstitution de leurs documents. »
    Cette assistance est primordiale en raison de la vulnérabilité des évacués. Liudmila Oleksandrivna, une soixantaine d’années, vient de Prudyanka, à seulement cinq kilomètres de la frontière russe. Avec son mari paraplégique, elle fait partie des quelque 300 personnes à mobilité réduite concernées par l’ordre d’évacuation. « Il y a eu des frappes sur notre maison. Nous étions sur le point de partir, suite à un accord avec les volontaires », raconte-t-elle.
    Depuis leur arrivée il y a quelques jours, Liudmila et son mari attendent de recevoir une place dans un centre d’hébergement spécialisé. Eux qui n’avaient jamais quitté leur village n’ont, pour le moment, aucune perspective d’avenir. « Il est peu probable qu’on puisse y retourner. Il ne reste plus que deux personnes là-bas. Bon, peut-être qu’elles sont déjà parties, je n’en sais rien. C’est ça notre vie maintenant. Je ne sais pas comment nous allons vivre, nous n’avons rien emporté avec nous », confie-t-elle.
    Katia, 34 ans, et son petit garçon Sasha, six ans, sont également arrivés dans ce centre il y a quelques jours. Ils viennent de Zolochiv, au nord-ouest de Kharkiv. « Nous sommes partis dimanche dernier, car il était devenu impossible de vivre là-bas. Je suis une maman avec un enfant et des drones survolent la zone, détruisent toutes les maisons, les zones de jeux, les voitures. Les enfants sont soit confinés à la maison, soit dans les abris », explique-t-elle. Employée dans un magasin de bricolage, Katia, dont les parents ont refusé de quitter la maison familiale, a longtemps hésité avant de partir.
    « Même si vous avez une voiture et que vous voulez partir, c’est impossible d’atteindre Kharkiv et d’évacuer par la route : ils (les Russes) tirent sur des voitures civiles », ajoute-t-elle. Malgré cette menace, Katia a tenté sa chance : elle a roulé à toute vitesse vers Kharkiv. Comme des milliers d’autres familles ukrainiennes déracinées, elle et Sasha doivent repartir de zéro, sans travail, sans école, sans logement et sans leur famille restée à la merci des bombes.
    À lire aussi«On a l'habitude»: en Ukraine, la vie continue à Kharkiv, malgré les bombes et les drones russes
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    Australie: le paquet de cigarettes à 60 dollars entraîne une hausse de la contrebande

    06/12/2026
    L'Australie, longtemps considérée comme un exemple en matière de lutte contre le tabagisme, est-elle allée trop loin ? Alors qu'un paquet de cigarettes y coûte désormais 60 dollars (près de 40 euros), de plus en plus de fumeurs se tournent désormais vers des cigarettes de contrebande, deux à trois fois moins chères. Selon le bureau australien des statistiques, 80% du tabac consommé en 2025 seraient d'origine illégale. Il est peu cher et facilement accessible, au point même qu'il contribuerait, selon certains professionnels de santé, à une hausse de la consommation de tabac dans la population.  
    De notre correspondant à Sydney,
    Dans une rue très animée du centre de Sydney, on compte plus de 20 débits de tabac, alors qu'il n'y en avait que deux au même endroit il y a 10 ans. Ces boutiques, malgré une apparence normale, réalisent l'essentiel de leurs ventes sous le manteau. Accéder à ces produits illicites n'est vraiment pas compliqué. « Les Marlboro sont à 18 dollars. Les Manchester sont à 20 dollars », détaille un vendeur.
    Ces cigarettes de contrebande viennent presque toutes de Chine. Pour ceux qui les consomment, à l'image de Mohamed, un jeune Français originaire de Marseille, leur principal attrait reste leur prix bas : « Je trouve que légalement, 60 dollars le paquet, presque 40 euros, ce n'est pas possible. C'est trop cher. On est venu pour mettre de côté, pas pour dépenser tout notre argent en cigarettes. »
    C'est la même raison qui pousse John à privilégier le tabac de contrebande. Il pense que le nombre de fumeurs ne cesse d'augmenter : « Aujourd'hui, je vois plus de gens dans la rue fumer des cigarettes qu'en 2023. Je crois que c'est lié au fait que c'est de plus en plus difficile d'obtenir des cigarettes électroniques. Il y a deux ans, il y a eu des descentes de police ciblant les cigarettes électroniques. »
    La vente de cigarettes électroniques est en effet très réglementée en Australie, puisqu'elles ne sont, légalement du moins, disponibles qu'en pharmacie, sur présentation d'une ordonnance. Une réglementation stricte qui a fini par devenir contre-productive, selon le docteur Nick Coatsworth, spécialiste des maladies respiratoires : « Nous avons une approche très prohibitive et c'est un problème. On va devoir assouplir les règles si on veut que les fumeurs renoncent au tabac combustible et se tournent vers d'autres produits nicotinés, et éventuellement, arrêtent complètement d'en consommer. »
    Pour l'instant, le gouvernement mise plutôt sur la répression, avec la création d'une unité de police dédiée à la lutte contre le tabac de contrebande. En Australie-Occidentale, une hausse du nombre de fumeurs a été relevée en 2025, une première depuis 30 ans. Peut-être un aperçu d'une tendance plus vaste, ce que confirmeront – ou non – des études nationales dont la parution est prévue pour 2027. En attendant, Nick Coatsworth, à l'image d'autres professionnels de santé, estime que le meilleur moyen de lutter contre le tabagisme reste de baisser les taxes sur le tabac.
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    En Inde, des micro-assurances contre la canicule pour protéger les travailleuses du secteur informel

    06/11/2026
    En Inde, face aux chaleurs extrêmes, les travailleuses du secteur informel disposent d'une protection innovante : une assurance anti-chaleur. Le principe est simple : dès que la température dépasse les 42°C plusieurs jours de suite, ces femmes reçoivent automatiquement une compensation financière pour remplacer leur salaire perdu. Ce modèle de sécurité climatique n'en est qu’à ses débuts. 
    De notre correspondant à New Dehli,
    « J'ai connu ce projet quand ils sont venus nous l'expliquer », confie Komal. Ce sont des agents d'une compagnie d'assurance qui ont démarché la jeune  femme dans l'école privée de New Delhi où elle travaille comme nettoyeuse. À 28 ans, elle a immédiatement calculé l'intérêt de ce dispositif pour protéger son maigre revenu. « Travailler par 40°C, impossible. Je perdais 300 roupies par jour. Cotiser 400 roupies par an pour cette assurance change tout », explique-t-elle.
    Ce filet de sécurité sans intermédiaire a été pensé pour les travailleuses du secteur informel en Inde. Initié en 2023 par l'ONG SEWA (l'Association des femmes travailleuses indépendantes) dans le Gujarat, ce programme s'étend désormais à trois États. Le principe est simple : contre une cotisation annuelle de trois à quatre dollars, les assurées reçoivent automatiquement une indemnité journalière quand la température devient impossible. Anshu Jha, qui a coordonné ce déploiement pour l'ONG, souligne l'engouement croissant : « Les femmes sont très intéressées par cette assurance. En 2023, elles étaient 21 000, et en 2024, 50 000. Le nombre de bénéficiaires a plus que doublé. »
    Pour ces femmes payées à la journée, ce dispositif évite de devoir choisir entre la faim et une pénibilité extrême. Dans les rues de la capitale indienne désertées par la chaleur, Sunita vend ses fruits à l'ombre d'un arbre. Elle aussi a souscrit à l'assurance, mais face au coût de la vie, l'indemnité lui paraît maigre. « Je gagne 200 à 300 roupies par jour. Cela pour un ou deux repas. C'est mieux que rien, mais ce n'est pas assez. Un peu plus, ce serait bien », confie-t-elle.
    Si l'assurance paramétrique existe depuis plus d'une décennie en Inde, la couverture contre la chaleur, elle, commence à peine. Des géants du secteur comme Bajaj Allianz adaptent leurs offres. Ils proposent des contrats sur mesure, valables de quelques jours à plusieurs mois selon les pics de canicule. Ashish Agrawal, directeur technique chez Bajaj General Insurance, anticipe une hausse de la demande : « Aujourd'hui, le climat est le plus grand risque pour tous. Nous devons absolument nous protéger. Je suis sûr que le marché de l'assurance climatique va croître. »
    Cet été, l'Inde étouffe sous des températures record qui frôlent les 50°C. Près de 400 millions de travailleurs informels subissent de plein fouet ce dérèglement. Face à l'urgence, ces micro-assurances anti-chaleur offrent un premier filet de sécurité pour s'adapter à la crise climatique.
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