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Priorité santé

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  • Priorité santé

    Questions de femmes : bien choisir sa contraception

    09/25/2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ?
    Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l’on souhaite guérir d’une infection, l’est aussi lorsque l’on a choisi d’espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement.  
    Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l’on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s’adresser à la bonne personne, parce qu’aujourd’hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes.
    Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d’urgence ; vous l’avez compris, il n’y a pas une mais des contraceptions. 
    Avec :
    Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l’ouvrage Si l’on parlait de gynécologie et d’obstétrique, paru aux éditions Lakalita. 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot

    Programmation musicale : 
    ► Indila – Love Story
    ► Rema – Tea
  • Priorité santé

    Lutter contre l’antibiorésistance : par quels moyens?

    09/24/2026
    Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l’antibiorésistance. Il s’agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s’observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l’action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l’urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d’une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l’antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu’est-ce que la phagothérapie ?
    La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique.   
    L’OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n’importe qui n’importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d’infection à bactéries multirésistantes. 
    La lutte contre l’antibiorésistance passe d’abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l’automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales. 
    Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé. 
    Cette lutte concerne également l’élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire.  
    Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes. 
    Avec :
    Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Antoine à Paris

    Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic »

    Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie.

    Programmation musicale : 
    ► Davido, Aya Nakamura - Yaya
    ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte.
  • Priorité santé

    Les phobies

    09/23/2026
    Phobie sociale, aérophobie, agoraphobie... Une phobie est une peur irrationnelle et intense déclenchée par un objet ou une situation. Ce trouble anxieux peut avoir une incidence sur le quotidien et provoquer des réactions physiques comme des palpitations, des sueurs ou des vertiges. À l'échelle mondiale, les phobies touchent environ 7 à 9% de la population. Quelles peuvent être les causes d’un comportement phobique ? Comment apprendre à gérer ses phobies ? Comment distinguer une peur « normale » d’une phobie ? 
    Phobie sociale, agoraphobie, claustrophobie... Une peur irrationnelle, face à un animal – araignée/serpent – avec lequel on est en contact de manière tout à fait exceptionnelle. Ou peur envahissante, quand il faut prendre la parole, quand il faut emprunter les transports en commun, ou simplement marcher dans la rue… Des objets, des situations qui bloquent, angoissent et d’une certaine manière peuvent rendre malade.   
    Ces peurs irrationnelles et intenses, parfois accompagnées de réactions physiques, peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, et les phobies concerneraient à l’échelle mondiale entre sept et 9% de la population. Ce trouble anxieux peut perturber le quotidien de manière ponctuelle ou au long cours.  
    Des phobies que l’on cherche à comprendre : en trouver l’origine pour identifier la mécanique de la peur, de l’hypervigilance, qui peut déboucher sur une crise de panique… Face à ce trouble, des thérapies comportementales, notamment des mises en situation progressive, peuvent permettre aux personnes de reprendre pied, de se réassurer et de mettre en place des stratégies efficaces. 
     
    Avec :
    Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en thérapie comportementale et cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris

    Alpha Oumar Deen Diallo, psychologue clinicien et psychopathologue libéral au Sénégal, enseignant à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia à Conakry, en Guinée.

    En fin d’émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de l'ouvrage Le sport : je me lance, paru aux éditions In Press.
    Programmation musicale : 
    ► Blue Oyster Cult – Don't fear the reaper
    ► Ayra Starr, Theodora – Ms paper.
  • Priorité santé

    Varices et insuffisance veineuse : peut-on prévenir les troubles veineux?

    09/22/2026
    Il s’agit d’une affection très fréquente, touchant 20 à 30% de la population et prédominante chez les femmes. En cas d’insuffisance veineuse, le sang circulant dans les veines des membres inférieurs rencontre des difficultés à remonter vers le cœur. Symptômes de l'insuffisance veineuse chronique superficielle, les varices se caractérisent par une dilatation anormale d'une veine, visible sous la peau des jambes. Que faire en cas d’insuffisance veineuse ? Quelles en sont les causes ? Peut-on la prévenir ?
    L'insuffisance ou maladie veineuse provoque une dilatation anormale des veines superficielles, pouvant aboutir à la formation de varices. Ce problème de santé fréquent concerne surtout la circulation au niveau des membres inférieurs et ces varices témoignent d’un problème de retour du sang vers le cœur. Les varices sont parfois accompagnées de sensations, (picotements – démangeaisons), qui peuvent même précéder l'apparition de ces veines dilatées, et au-delà de l'inconfort, cette affection peut être mal supportée, pour des considérations d'ordre esthétique. À son stade ultime, l'insuffisance veineuse chronique peut aboutir à des complications, comme des ulcères veineux. 
    Les varices sont favorisées par la sédentarité, et dans le cadre de la prévention de leur survenue comme de la récidive, l'activité physique – et en particulier la marche à pied- est recommandée. L'insuffisance veineuse est plus fréquente chez les femmes, qui sont par ailleurs touchées plus précocement. À l'inverse, l'exposition à une forte chaleur, le piétinement sont fortement déconseillés. L'excès de poids et la consommation de tabac sont également des facteurs de congestion veineuse. 
    En termes de prise en charge, au-delà des recommandations pour une hygiène de vie plus saine, les accessoires comme les bas ou chaussettes de contention sont également préconisés pour les personnes sujettes à l'insuffisance veineuse (en particulier, pour les usagers des transports aériens). Des interventions peuvent également être recommandées, plusieurs techniques opératoires existent. 
     
    Avec :
    Pr Laurent Chiche, chef du service de chirurgie vasculaire et endovasculaire au Centre aortique tertiaire du CHU de la Pitié-Salpêtrière, APHP, à Paris, professeur à la Faculté de santé Sorbonne-Université, Paris

    Pr Khaled Boye, chef du service de chirurgie cardiovasculaire au Centre national de cardiologie à Nouakchott, président de la Société mauritanienne de cardiologie.

    En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies).  
    Programmation musicale : 
    ► Lila Iké - What it feels like 
    ► Ckay – Shege.
  • Priorité santé

    Maladie d’Alzheimer : les avancées de la recherche pour prédire la maladie

    09/21/2026
    Selon l'OMS, environ 55 millions de personnes seraient atteintes de démence dans le monde, dont 60 à 70% des cas sont attribués à la maladie d'Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative affecte principalement les personnes âgées et peut entrainer des troubles de la mémoire, du comportement ou encore du langage. Quels sont les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ? Quels sont les facteurs de risques ? Comment prévenir la maladie ? Quelles sont les dernières avancées dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer ?
    Le 21 septembre, c'est la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative - la plus fréquente- survient, le plus souvent après 65 ans. Son caractère progressif et la variété des troubles induits (altération de la mémoire, de l’attention, des émotions et à terme du langage et des fonctions vitales) retardent souvent son diagnostic. Ces troubles impactent fortement la qualité de vie et l'autonomie du patient, en sollicitant considérablement l'entourage. 
    Aujourd’hui, dans un pays comme la France, 1,4 million de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer ou une autre démence impliquant un déclin cognitif. Chaque année, 225 000 nouveaux cas d'Alzheimer sont diagnostiqués, un chiffre qui pourrait doubler d'ici 2050, toujours d’après l’Inserm. 
    Médecins et chercheurs travaillent à mieux comprendre la maladie : cerner les facteurs qui pourraient favoriser sa survenue, ses conséquences pour les capacités cérébrales, en insistant sur le repérage des signes à un stade précoce.  
    De leur côté, les associations de patients et d’aidants s'emploient à changer le regard sur la maladie d’Alzheimer et imaginer des pistes pour accompagner les patients en proposant des activités adaptées, pour lutter contre l’isolement des malades et l'épuisement de leur entourage. 
    L’OMS-Afrique s'est récemment engagé dans une réflexion pour mettre en place des mesures nationales de lutte contre la maladie d'Alzheimer, dans cette région Afrique, car dans les zones où l’espérance de vie augmente, le grand public comme les soignants de première ligne ne sont pas encore familiarisés avec ces formes de démence liée à l’âge, avec à la clé, un défaut de diagnostic et de prise en charge.
    Avec :
    Pr Bruno Dubois, professeur de neurologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre de l’Académie nationale de médecine

    Dr Ubrich Venceslas Acko, médecin interniste, gériatre au CHU d’Angré à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny

    Benoît Durand, directeur délégué de l'association France Alzheimer.

    Reportage de Raphaëlle Constant.

    Programmation musicale : 
    ► Hwasa - Good Goodbye
    ► Victony - SLICK.
About Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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