PodcastsPriorité santé

Priorité santé

Priorité santé
Latest episode

271 episodes

  • Priorité santé

    Santé cardiaque: vos questions à un cardiologue

    05/21/2026
    Infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, valvulopathies, AVC... Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès au niveau mondial. Selon l’OMS, plus des trois quarts des décès causés par ces maladies surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Facteurs de risques, dépistage, prise en charge et accès aux soins en fonction de critères régionaux et financiers... Un cardiologue répond à toutes les questions des auditeurs.
    Les maladies cardiovasculaires constituent aujourd’hui, selon l’OMS, la première cause de décès à l’échelle planétaire. Des  risques au pluriel; qu’ils concernent les vaisseaux sanguins ou le muscle cardiaque.  
    De multiples troubles et affections se rangent dans la famille des maladies vasculaires : infarctus, AVC, cardiopathie rhumatismale malformation du cœur, et diverses atteintes des vaisseaux. 
    Des atteintes cardiovasculaires sur lesquelles il est possible d’agir à plusieurs niveaux : en amont, par la prévention, avec un certain nombre de changements, d’adaptation à opérer dans la vie quotidienne. Agir également de manière précoce, grâce au dépistage, la connaissance des antécédents, des explorations et et en cas de diagnostic, la prise en charge : traitement, intervention, chirurgie; plusieurs options qui s’offrent en fonction de la nature de l’atteinte, de l’urgence, de l’état général du patient. 
    D’où l’importance de détecter les maladies cardiovasculaires le plus tôt possible, en tenant compte des obstacles et des freins qui limitent l'accès aux soins: le défi du financement des traitements, la disponibilité du plateau technique, la formation des spécialistes et la sensibilisation des soignants dans leur ensemble. 
    Avec :
    Pr Roland N'Guetta, Cardiologue interventionnel à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan. Président du Groupe de Recherche et d’Actions contre les Maladies Cardiovasculaires (GRAM). Ancien Président de la Société Ivoirienne de Cardiologie 

    Programmation musicale : 
    ► Otis Redding – Pain in my heart
    ► Tank and the bangas, Lucky Daye – Move
  • Priorité santé

    Hémophilie: cohabiter avec la maladie

    05/20/2026
    Maladie génétique grave, l'hémophilie affecte la coagulation du sang. Ainsi, en cas de saignement, l’écoulement ne peut s’arrêter ou très difficilement, entraînant fréquemment des hémorragies. Cette maladie touche principalement les hommes. Elle requiert un traitement à vie pour les personnes concernées. Quels sont les traitements existants ? Comment mieux vivre avec la maladie ?
    Cette maladie héréditaire du sang, une maladie rare, concerne essentiellement les hommes, pour des raisons génétiques : le gène défaillant facteur d'hémophilie est déterminé par le chromosome X.  
    En cause, un défaut de facteur de coagulation, absent ou dysfonctionnel, qui peut conduire à des hémorragies sévères, en cas de blessures, mais aussi à des saignements internes (hématomes) et à des douleurs incapacitantes, notamment au niveau des articulations (hémarthroses), suite à de simples mouvements brusques, pour les personnes concernées par une forme grave de ce trouble de l'hémostase (la capacité de notre sang à coaguler). 
    La recherche médicale a permis d’améliorer la prise en charge de la maladie, grâce à une prophylaxie spécifique (notamment l'injection d'un médicament appelé « facteur de coagulation »). 
    Distingue l'hémophilie A et B. La première est liée au déficit de facteur VIII, est plus fréquente (80% des cas). La seconde, plus rare, est liée au déficit de facteur IX. 
    Le trouble hémorragique qui n’est pas évolutif : on nait hémophile, et cette différence ne va pas s’aggraver au cours de l’existence. En France, les enfants hémophiles sont suivis dans des centres dédiés et au fil des décennies, les innovations thérapeutiques ont permis d’améliorer la qualité de vie des patients : des traitements adaptés, qui peuvent évoluer en fonction de la réaction de l’organisme.  
    Avec :
    Dr Annie Harroche, pédiatre au Service d'Hématologie Clinique et au Centre de Traitement de l'Hémophilie de l’Hôpital Necker Enfants Malades - APHP à Paris 

    Dr Sokhna Aissatou Touré, médecin capitaine. Enseignant chercheur en hématologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal. 

    Reportage de Charlie Dupiot.

    ► En début d’émission, nous faisons le point sur la situation sanitaire en République Démocratique du Congo. Ce dimanche 17 mai 2026, l’OMS a déclaré l’épidémie d’Ebola en cours dans le pays, urgence de santé publique de portée internationale, soit le niveau d'alerte maximal du droit sanitaire mondial. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies). 
     
    Programmation musicale : 
    ► Nao – Bad blood
    ► Protoje, Jesse Royal – Something I said.
  • Priorité santé

    Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin: améliorer la qualité de vie des patients

    05/19/2026
    La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont les deux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, appelés plus communément MICI. Dues à une dérégulation du système immunitaire, ces maladies se caractérisent par l’inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. Généralement diagnostiquées entre 20 et 30 ans, elles sont plus fréquentes dans les pays industrialisés. Quels sont les symptômes ? Comment se fait le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ?  
     
    Parler de santé, c’est aussi faire sortir certaines maladies de l’anonymat: les rendre visibles, alors que pour beaucoup d’entre nous, leur nom sont inconnus et leurs symptômes ignorés et c’est aussi à cela que servent les journées mondiales ! Ce 19 mai, c’est précisément la journée mondiale des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, les MICI : 4 lettres pour désigner la maladie de Crohn et la Rectocolite Hémorragique.
    300.000 personnes concernées dans un pays comme la France, où près de 8.000 nouveaux diagnostics sont posés chaque année. Alors, on peut légitimement se demander pourquoi ? Comment expliquer que ces MICI et les patients soient en quelque sorte invisibilisés ? Pour comprendre :  il faut saisir la dimension taboue des symptômes et des complications possibles (diarrhées, douleurs, fistules, urgenterie, saignements...) et plus largement, la difficulté de parler ouvertement de ces organes - ceux de la sphère digestive (anus, rectum)- qui peuvent être directement affectés par les poussées inflammatoires. 
    Aujourd’hui, il n’existe pas de test de dépistage dédié pout le diagnostic, et côté explications, il s’agit plutôt d’un faisceau de facteurs : prédisposition génétique, rôle de l’environnement, déséquilibre du microbiote. Mieux connaitre ces maladies qui peuvent très lourdement impacter le quotidien, c’est important pour sortir de la stigmatisation et intégrer certaines habitudes alimentaires ou en termes de lutte contre le stress, qui vont permettre d’améliorer la qualité de vie. 
    Avec :
    Pr Julien Kirchgesner, gastroentérologue à l'Hôpital Saint-Antoine à Paris et directeur d'une équipe de recherche en épidémiologie à Sorbonne Université, spécialisé dans la prise en charge des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

    Dr Innocent Ngo, gastroentérologue au Cabinet Médical Icare à Abidjan. Président de la Société Ivoirienne de Gastro Entérologie et d’Endoscopie Digestive (SIGEED). Président de la Société Africaine d’Hepato Gastro Entérologie (SAHGE).

    Reportage de Raphaëlle Constant.

    ► En fin d’émission, nous parlons des polluants qui entrent dans la composition de certains cosmétiques. Selon une étude publiée le  7 avril dans Environment International, par des chercheurs de l’Inserm de l’Université Grenoble Alpes (UGA) et du CNRS, le fait de réduire l’usage des cosmétiques permettrait de diminuer rapidement l’exposition à certains produits chimiques et perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A. Interview de Claire Philippat, chercheuse Inserm.   
     
    Programmation musicale : 
    ► Michelle Michina – Omochi Croissant
    ► Bella Shmurda – Verily.
  • Priorité santé

    L’hypocondrie : se soigner de la peur d’être malade

    05/18/2026
    L’hypocondrie est un trouble anxieux qui se caractérise par une anxiété excessive causée par la peur d’être malade. La personne hypocondriaque peut ainsi s’inquiéter au moindre symptôme suspect, consulter de nombreux médecins, passer toutes sortes d’examens... et ne jamais être rassurée sur son état. Comment devient-on hypocondriaque ? Peut-on se débarrasser de cette anxiété ? 
    Ce trouble psychique a inspiré le théâtre classique ou encore le cinéma. L’hypocondrie est un trouble anxieux qui génère la peur d’être malade, et au-delà de mourir, au-delà de la caricature et de la dérision, les personnes hypocondriaques peuvent se retrouver démunies, oppressées, en grande souffrance. 
    Ce trouble psychique lié à la santé peut être très difficile à vivre, pour le patient comme pour ses proches. L’angoisse d’être malade va conduire le sujet à identifier des symptômes inexistants, interpréter des sensations ordinaires avec, parfois à la clé, des autodiagnostics catastrophes et multiplier les consultations inutiles et les recours intempestifs aux infos médicales en ligne (cybercondrie) avec, à la clé, souvent, l’incompréhension de l’entourage. 
    Plusieurs facteurs peuvent expliquer l'hypocondrie : d'autres troubles psychiques et/ou des situations de stress, mais aussi des événements familiaux et des cas de maladie grave dans l'entourage proche. 
    En termes de prise en charge, la thérapie comportementale (TCC) est l'une des options privilégiées, pour mieux comprendre l'origine et la nature de ces pensées irrationnelles et proposer d'autres cheminements psychiques qui détournent de cette anxiété de santé. 
    Avec :
    Dr Sarah Smadja, psychiatre, cheffe de service à l’Hôpital Sainte-Anne (GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences), experte judiciaire et directrice médicale de la Fondation Pierre Deniker

    Marie Stella Marehin, enseignant-chercheur au département de psychologie de l'université Omar Bongo, maître-assistant CAMES en psychologie clinique et psychopathologie. Psychologue clinicienne au cabinet de psychologie clinique Espoir, situé dans la commune Akanda. 

    Le témoignage d’Agathe Lecaron, animatrice de télévision et de podcasts, autrice du livre Patiente Zéro (éditions Robert Laffont), au micro de Louise Caledec. 

    Programmation musicale : 
    ► Remy Bond – Simple girl
    ► Vicky R, Oxlade – Fala.
  • Priorité santé

    Harcèlement : comment protéger la santé mentale des jeunes?

    05/13/2026
    Sur les réseaux sociaux, à l’école, au sein de la famille ou de la communauté, le harcèlement peut prendre des formes diverses. Les jeunes y sont particulièrement exposés et vulnérables. Isolement, décrochage scolaire, perte d’estime de soi, pensées suicidaires... Les conséquences de ce harcèlement peuvent être graves et perdurer à long terme. Comment reconnaitre les signes du harcèlement ? Comment aider un jeune qui subit du harcèlement ?  
    Le terme de harcèlement revient régulièrement dans l'actualité : faits divers, faits de société. Subir des vexations, des insultes ou des gestes déplacés, le harcèlement peut prendre la forme de violence verbale, physique ou psychologique et avoir des conséquences sévères sur la santé mentale, provoquer des souffrances intenses, parfois silencieuses.
    Ces comportements toxiques et répétés dirigés contre une personne peuvent se manifester dans divers cadres : à l'école ou à la maison, comme au travail, mais aussi les réseaux sociaux ou dans la rue et les transports.  
    Impact sur la santé mentale
    Ces agressions parfois insidieuses peuvent affecter très sévèrement la santé mentale des jeunes et entrainer un repli sur soi, une dépression, des comportements autodestructeurs. D’où l’importance de dire non au harcèlement, en repérer le cadre, mettre en place un environnement sécurisant qui permet de recueillir la parole et de la légitimer, mais aussi de protéger la personne harcelée en signalant et, le cas échéant, sanctionnant les auteurs ou autrices de ces comportements pour y mettre un terme.
    Une fois les faits de harcèlement interrompus, cette violence psychologique peut laisser des traces et nécessiter un accompagnement.
    Avec :
    Jean-Oscar Makasso, docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse. Ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris. Co-fondateur de l'association maison Sunjata KEITA, Centre de Médiations culturelles et d’Aide Psychologique aux familles migrantes.

    Reportage de Thalie Mpouho.  

    ► En fin d’émission, nous faisons le point sur la situation en Haïti où la crise humanitaire a franchi un nouveau seuil critique. Près de 30 000 personnes expulsées de la République dominicaine ont traversé la frontière à Anse-à-Pitres (au sud-est du pays) en 2025 - deux fois plus qu’en 2024 - mettant sous haute tension un système de santé déjà exsangue. Interview de Jean-Pierre Kaposo, chef de mission ALIMA en Haïti.  
    Programmation musicale : 
    ► Kid Francescoli, Julia Minkin - Bad girls 
    ► Ireke, Agnès Hélène - Tout est bizarre.
About Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
Podcast website