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Priorité santé

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  • Priorité santé

    La maladie de Parkinson : des symptômes qui s’aggravent au fil du temps

    04/09/2026
    La maladie de Parkinson est une affection chronique neurodégénérative. Deuxième cause de handicap moteur chez l’adulte après les accidents vasculaires cérébraux, la maladie de Parkinson se manifeste par différents symptômes, parmi lesquels des tremblements intermittents au repos et surtout de la lenteur des gestes ainsi que des atteintes non-motrices (anxiété, dépression, troubles de mémoire). Quels sont les traitements existants ? Peut-on ralentir l’évolution de la maladie ? Quels sont les symptômes invisibles de Parkinson ?
    La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative provoquée par la destruction progressive des neurones à dopamine et contrairement aux idées reçues, ses symptômes ne se limitent pas aux tremblements ou mouvements involontaires ou ralentis, qui surviennent après une évolution silencieuse, une chute de la production du neurotransmetteur dopamine, dans un premier temps compensée par le cerveau. Au-delà de ces signes typiques, peuvent survenir aussi insomnies et fatigue, anxiété et dépression…
    Des causes non définies
    Parkinson, une maladie associée dans la plupart des cas au vieillissement qui touche davantage les hommes que les femmes. En revanche, ses causes précises ne sont pas définies. Cette maladie fait peur, parce si les médicaments permettent d’en retarder l’évolution (associée à des soins de réadaptation physique ou de rééducation orthophonique par exemple), il n’existe pas actuellement de traitement curatif. 
    Les symptômes de Parkinson risquent à terme d’abîmer la qualité de vie (en perturbant la coordination, l'exécution des gestes, l'écriture ou encore la parole… mais également en altérant les fonctions cognitives et les émotions), de limiter l’autonomie et peuvent avoir un fort retentissement sur la santé mentale. 
    Avec : 
    Pr David Devos, neurologue et pharmacologue à l'Université et au CHU de Lille. Directeur de l'équipe de recherche en neurosciences TREAT labellisée INSERM au sein du centre Lille Neurosciences & cognition de l’Université de Lille. Co-coordinateur du réseau NS PARK/F CRIN

    Pr Mendinatou Agbetou Houessou, professeure de Neurologie à l’Université de Parakou au Bénin.  

    Un reportage de Charlie Dupiot.
    ► En fin d’émission, nous donnons la parole à Nathalie Ernoult, directrice du plaidoyer pour l’accès aux médicaments chez Médecins Sans Frontières, suite à la lettre ouverte adressée par MSF au Laboratoire pharmaceutique américain Gilead. Ce dernier refuse de vendre à l’association du lénacapavir, un médicament essentiel en termes de prévention du VIH.
    Programmation musicale : 
    ► Pat Thomas, Kay Slice - Kwame Nkrumah.
  • Priorité santé

    Les Troubles du Comportement Alimentaire

    04/08/2026
    Anorexie, boulimie et hyperphagie boulimique sont des troubles du comportement alimentaire (TCA) qui modifient le rapport à l’alimentation au niveau qualitatif (choix des aliments) ou quantitatif. Souvent associés à un trouble de la perception du corps, aussi appelé dysmorphophobie, les troubles alimentaires peuvent avoir de nombreuses répercussions sur la santé et nécessitent une prise en charge, qui peut nécessiter des hospitalisations de longue durée. Quelles peuvent être les causes de ces troubles ? Quelles prises en charge existent ? Quelles sont les complications de ces TCA ?  
    Ne pas assez manger, bannir certains aliments, trop manger, se faire vomir, s’épuiser par le sport, prendre des laxatifs : souffrir, mentir et ne plus savoir comment sortir de cette spirale cauchemardesque que personne n’imagine, ni ne comprend autour de soi. Troubles des conduites alimentaires, troubles des comportements alimentaires (TCA) : trois initiales derrière lesquelles on retrouve l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique. 
    Ces TCA concernent le plus souvent les femmes, avec un déclenchement à l’adolescence – en association avec la dysmorphophobie (altération de la perception de son apparence physique –et peuvent engendrer une grande souffrance et des complications sévères (dépression, anxiété, carences alimentaires préjudiciables pour la santé cardiaque, aménorrhée, impact sur la santé buccodentaire…).
    Une prise en charge complexe
    Ces désordres alimentaires plus ou moins sévères peuvent nécessiter des hospitalisations de longue durée. Comme pour d'autres problèmes de santé mentale, ces TCA peuvent s'installer de manière insidieuse et silencieuse, et se vivre dans un premier temps de manière cachée, jusqu'à ce que la silhouette traduise les premiers symptômes visibles. La maladie se révèle alors à l’entourage, lorsque certains agissements compulsifs se sont installés, et commencent à faire partie du quotidien du patient (restrictions alimentaires, décompte des calories, vomissements, crises boulimiques…)  
    Ces troubles sont aujourd'hui associés à beaucoup de préjugés : parce qu’un certain nombre de personnes croient encore qu’il suffit de se remettre à manger pour se soigner. Leur prise en charge est complexe et douloureuse et demande un engagement puissant des patients, de son entourage et des soignants. 
    Avec :
    Dr Camille Ringot, médecin psychiatre spécialiste des troubles des conduites alimentaires (TCA) en Île-de-France. Co-auteure de l’ouvrage Quand manger te fait galérer, aux éditions Vuibert 

    Dr Racky Wade-Kane, psychiatre au CHU de Fann à Dakar, au Sénégal. Enseignante-chercheure à la faculté de Médecine de l’université Cheikh Anta Diop, de Dakar.  

    Jade Le Ruyet, auteure de l’ouvrage Je pèse mes maux aux éditions Baudelaire. 

    Programmation musicale : 
    ► Mãeana – Meu pedaço de pecado
    ► Juls, Tyler Daley – You know I'm down.
  • Priorité santé

    La prématurité : principale cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans

    04/07/2026
    On parle de prématurité lorsqu’un enfant nait avant 8 mois et demi de grossesse, soit 37 semaines d'aménorrhée. En fonction de l’âge gestationnel, on parle de grande ou très grande prématurité. Selon le degré de prématurité, ces bébés peuvent présenter une immaturité des organes qui ne sont pas prêts à fonctionner en dehors de l’utérus. Cela peut entrainer des complications, avec des degrés de sévérité variables. Selon l’OMS, environ 900 000 enfants meurent chaque année des complications de la prématurité.  
    Comment éviter ces naissances trop précoces ? Quelles peuvent en être les causes ? Quelle prise en charge est nécessaire pour ces bébés ? Comment sauver les prématurés dans les contextes sanitaires précaires ? 
    Neuf mois : c'est le terme normal d'une grossesse, soit 41 semaines entre la date des dernières règles et celle de la naissance. Avant 37 semaines, l’enfant sera considéré comme prématuré, avec des fragilités qui vont varier d’un bébé à l’autre. Son faible poids, ainsi que l’immaturité de certains organes vont accroître le risque de complications. Ces complications de la prématurité, elles constituent d’après l’OMS la cause principale de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.
    Sensibiliser pour limiter les accouchements précoces
    Les indicateurs de mortalité néonatale sont étroitement liés au niveau de développement et de qualité de l’offre de santé : le devenir des enfants prématurés, c’est donc une affaire médicale, mais aussi un problème de santé publique qui se traduit par un défi familial, pour les parents, dont les attentes sont bouleversées. 
    En fonction du terme de la gestation, plusieurs niveaux de prématurité se distinguent:  
    Prématurité moyenne : de sept à huit mois de grossesse (32ᵉ et 36ᵉ semaine d'aménorrhée révolue) 

    Grande prématurité : de six mois à sept mois de grossesse (28ᵉ à 32ᵉ semaine aménorrhée). 

    Très grande prématurité : en deçà de six mois de grossesse (soit avant 28 semaines.) 

    Les conditions de naissance et l’accès aux soins ont une importance cruciale pour la survie de ces bébés très fragiles. D’où l’importance de prévenir, de limiter – dans la mesure du possible – certains risques évitables, qui vont provoquer le déclenchement de l’accouchement :
    Sensibiliser et dépister les facteurs de risque (maladies chroniques, grossesses rapprochées, grossesse précoce ou tardive, conditions socio-économiques difficiles, travail prolongé...) 

    Assurer un bon accompagnement de la grossesse et des soins prénatals de qualité 

    Et en cas de naissance avant terme, pouvoir mettre en place une prise en charge adaptée, en fonction du contexte sanitaire.

    Cette prise en charge implique également l’accompagnement des jeunes parents, confrontés à une inquiétude extrême, des émotions et ressentis qui peuvent compliquer le processus d'attachement. 
    Avec:
    Dr Amina Yamgnane, gynécologue-obstétricienne, médecine fœtale. Ex-cheffe de service de la maternité de l'hôpital américain à Neuilly-sur-Seine en région parisienne, fondatrice de La Clinique des Femmes, à Paris, autrice du livre Prendre soin des femmes chez Flammarion 

    Dr. Mohamed Abass, pédiatre et néonatologue au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie  

    Reportage d’Inès Emprin 

    ► En fin d’émission, nous parlons du sommet One Health qui se tient aujourd’hui à Lyon. Quels sont les enjeux de ce sommet réunissant des chefs d’État du monde entier pour accélérer la mise en place de cette approche multidisciplinaire reposant sur les liens entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement ? Interview de Manon Lounnas, chargée de recherche IRD et coordinatrice scientifique pour PREZODE.
    Programmation musicale :
    ► Leo Middea – Bloco pra Tristeza 
    ► The In Crowd, Jah Stitch – Baby my love.
  • Priorité santé

    Les bénévoles, au cœur du soin

    04/06/2026
    Les associations œuvrant dans le domaine de la santé sont nombreuses. En France, on recense ainsi 35 000 associations qui fonctionnent principalement grâce à l’engagement de leurs bénévoles. Ils et elles sont environ un million, en France (baromètre France Bénévolat/IFOP 2025), à donner de leur temps, de leur énergie à ceux qui souffrent d’une pathologie et ils les accompagnent parfois, sur les derniers moments de leur vie. Dans un contexte de très forte tension du système de santé, et alors que l’hôpital public français est en crise depuis des années, leur rôle est primordial.
    Qui sont ces personnes qui agissent dans l’ombre, à l’hôpital ou dans des locaux associatifs ? Comment décide-t-on de prendre soin des autres, sans rétribution ? Comment se protéger face à la souffrance des autres ?
    Dans le domaine de la santé, on parle rarement d’eux, mais, c’est sur leur bonne volonté que reposent beaucoup de soins et d’accueil, d’orientation, d’accompagnement et d’actions de mobilisation. Les bénévoles, ces femmes et ces hommes qui, à côté des personnels soignants rémunérés, sont là pour accompagner, sensibiliser, accueillir. On peut les retrouver à des niveaux très différents, directement pour soigner mais aussi pour informer, défendre les patients, dans la communauté, dans les hôpitaux, au téléphone dans le cadre de lignes d’écoute. Ces citoyens donnent de leur temps et de leur énergie, au sein d’associations, pour la santé des autres 
    Solidarité et engagement 
    Cet engagement, sans contrepartie financière, peut être lié à leur parcours personnel, une expérience de la maladie et devenir bénévole peut aussi devenir un moment de la vie où la solidarité prend toute sa place, en réunissant des personnes d’horizons très variés, qui vont jouer des rôles parfois inattendus, et qui au travers de ce dévouement, vont également trouver leur place, donner du sens.
    Un bénévolat d’autant plus important lorsque les systèmes de santé sont en tension et défaillants, et que ce savoir-faire désintéressé va non seulement combler certaines carences, mais aussi apporter un plus : des compétences inattendues, remettre de l’humain, recréer du lien, de l’écoute. 
    Avec :
    Hubert Pénicaud, référent Vie Associative de France Bénévolat 

    Françoise Jacquens, Membre de la Chaine de l’Espoir 

    Mamie Misengabu, Infirmière fondatrice et Directrice Générale de la structure SPD (soins palliatifs à domicile), association sans but lucratif à Kinshasa en RDC  

    ► En fin d’émission, nous écouterons un reportage de Charlie Dupiot sur des ateliers de chorales organisés par la Philharmonie de Paris avec des collégiens dont l’objectif n’est pas seulement de travailler la voix comme instrument, mais aussi comme un outil de bien-être et de construction en tant qu'individu.  
    Programmation musicale : 
    ► Charli xcx - Chains of love
    ► Opa – Choose you
  • Priorité santé

    Questions de femmes : vos questions à une nutritionniste

    04/03/2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, des conseils pour une alimentation équilibrée, aux différents âges de la vie, au cours de la grossesse, lorsque l’on est concerné par un problème de santé. 
    Bien manger pour bien se porter aux différents âges de la vie, c'est se mettre à la recherche d'informations personnalisées, mais aussi partager des conseils qui vont se révéler utiles pour toute la communauté. 
    Des recommandations seront particulièrement adaptées aux différentes étapes de l'existence et avec les besoins nutritionnels correspondants :
    Assurer la croissance et le développement des enfants, comprendre quels sont les apports essentiels pour les tout-petits et savoir bien se nourrir au cours de la grossesse.   
    Lorsque l’on est concerné par une maladie chronique, qui peut être encore aggravée par certains excès, comprendre les enjeux d’une alimentation équilibrée : savoir intégrer certains changements, en évitant d’exacerber les sentiments de frustration.  
    En passant à table, en matière d'alimentation, se méfier des remèdes miracles, des promesses de perte de poids express, des infusions ventre plat, etc.
    À côté des indications ciblées, d'autres conseils liés à une alimentation équilibrée et saine sont, quant à eux, communs. Varier les goûts, privilégier la fraîcheur : les produits non transformés, une cuisine du marché, riche en nutriments, tout en se montrant raisonnable sur les apports en graisse et en sucre. 
     
    Avec : 
    Binetou Cheikh SECK, diététicienne-nutritionniste à Dakar, au Sénégal.

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale : 
    ► Rebo - Etaliyé
    ► Aupinard - Un thé

About Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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