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Priorité santé

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    Diabète : comment le soigner en zone de crise ?

    2/02/2026
    D’après l'OMS, on dénombrerait plus de 24 millions d’adultes atteints de diabète, pour la région Afrique. Près de la moitié d’entre eux l'ignorent, et faute de diagnostic, ces personnes qui vivent avec un excès de sucre dans le sang (une hyperglycémie chronique) sont exposées aux complications du diabète : atteintes cardiovasculaires, rénales, oculaires ou nerveuses.
    En République Démocratique du Congo, ce sont entre 7 et 10% de la population qui seraient concernés par le diabète de type 2, soit près de 3 millions de personnes au total.
    Au-delà du nécessaire dépistage des populations, se pose également la question cruciale de l’accès au traitement, et en particulier à l’insuline. Un diabète équilibré repose également sur l’information et l‘éducation thérapeutique des patients.
    Aujourd’hui, dans certaines régions congolaises, l’insécurité complique l’accès aux traitements et la question de l’accès matériel et financier à l’insuline se pose de manière critique. Un médecin du Sud-Kivu, alerte sur cette situation et nous le recevons dans Priorité Santé. 
    Le diabète constitue en 2026 un problème de santé publique à l’échelle planétaire. D’après l’OMS, la région Afrique compte plus de 24 millions d’adultes atteints de diabète. Et, près de la moitié d’entre eux l’ignorent, faute de diagnostic. En RDC, entre 7 et 10% de la population seraient concernés par cette maladie chronique, cela représente près de 3 millions de Congolais. 
    Une prise en charge plurielle 
    Le diabète peut entraîner de multiples complications si le taux de glucose n’est pas équilibré par un accompagnement : l'éducation thérapeutique du patient va permettre de dispenser des conseils en matière d'alimentation et d'insister sur l'importance de l'activité physique et d'un traitement si besoin. 
    Soigner une maladie métabolique au long cours, soit acquise dès la naissance comme le diabète de type 1, ou qui a pu se développer à l’âge adulte comme le diabète de type 2, implique des obstacles très différents en fonction de notre environnement, de nos moyens, des infrastructures sanitaires et dans certains cas, tout simplement, de notre sécurité. 
    Témoignage d'un spécialiste de Bukavu 
    Nous donnons la parole au Dr Albert Kalehezo, fondateur du Centre de diabétologie du Kivu, une structure dédiée à l’accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1. Le témoignage de ce spécialiste du diabète qui exerce dans cette ville de la République Démocratique du Congo passée, il y a près d’un an, sous le contrôle de l'AFC M 23, nous permet de comprendre très concrètement comment ce contexte d’insécurité globale (physique, mentale, sanitaire et financière) va directement fragiliser les populations, et davantage compliquer la prise en charge des patients. 
    Avec :
    Dr Albert Kalehezo, médecin fondateur et directeur du Kivu Diabetes Center à Bukavu en RDC, une structure dédiée à l’accompagnement des enfants et jeunes vivant avec le diabète de type 1 dans l’est du pays. Membre de la Société Francophone du diabète et de l'International Society for Pediatric and Adolescent (ISPAD)

    Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur général de l’ONG Santé Diabète, à Bamako au Mali.  

    ► En fin d’émission, nous faisons le point sur une nouvelle piste thérapeutique dans la prévention du choc anaphylactique, complication de l’allergie qui peut constituer une urgence médicale absolue. Des chercheurs de l’Inserm à Toulouse et de l’Institut Pasteur à Paris sont sur la piste d’un vaccin pouvant protéger, de manière durable, les personnes allergiques contre l’anaphylaxie. Interview du Dr Laurent Reber, directeur de recherche à l’Inserm. 
    Programmation musicale :
    ► Ampire Joven’s – Kabumbu
    ► Dowdelin – Do you.
  • Priorité santé

    Vaccination et maladies infantiles : vos questions sur le suivi médical des enfants

    1/30/2026
    [Émission Questions de femmes/questions de parents] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Maladies infantiles, vaccination… Cette semaine, nous parlons du suivi des tout-petits. Quels sont les vaccins à faire ? Quels peuvent être les effets indésirables du vaccin chez le bébé ? Quelles sont les maladies fréquentes chez l’enfant et comment les reconnaitre ? Quels sont les symptômes qui doivent pousser à consulter ? 
    Les maladies infantiles sont un sujet de préoccupation majeure pour les parents : savoir réagir à ses pleurs et en cas de fièvre, adopter les bons gestes, évaluer quand il est nécessaire de consulter. 
    Au-delà des bonnes réactions, l’objectif reste avant tout de protéger les enfants des maladies, surtout au cours des premières années de vie, où ils peuvent être particulièrement vulnérables. Une prévention qui s’appuie sur des recommandations en termes d’alimentation, d'hygiène, de sommeil.  
    Vigilance sans angoisse
    Se soucier de la santé de son enfant, c’est aussi parfois se poser des questions : réussir à faire la part des choses entre l’anxiété et l’insouciance, parce que très naturellement, on ne dispose pas toujours du savoir, des bons réflexes ou de la capacité à interpréter certains symptômes, d'autant plus quand l’enfant ne parle pas encore.
    Être parent, ce n’est pas une évidence, surtout lorsque l’on est tiraillé entre les conseils des tantes, des voisines et les vidéos sur Internet. 
    Les outils de la prévention 
    Alors, à qui se fier, à l’heure où les fake news en Santé ont alimenté la défiance, y compris pour des outils de prévention qui, chiffres à l’appui, ont fait leurs preuves depuis des dizaines d’années, les vaccins ?
    À côté des recommandations du quotidien, les vaccins vont protéger les enfants de maladies infectieuses potentiellement sévères : rougeole, diphtérie, tétanos, coqueluche, tuberculose, méningite...
    Quand on parle de la santé des enfants et des bébés, le programme élargi de vaccination constitue un pilier, un rempart pour les protéger contre des risques infectieux toujours présents : la diphtérie, le tétanos, la polio, la rougeole...
    Dans les régions où le paludisme est présent, la prévention repose également sur la lutte antivectorielle et les dispositifs comme les moustiquaires imprégnées. 
    Avec :
    Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar au Sénégal. 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale :
    ► Youssoupha – Gigi
    ► Coupe cloue, Ensemble select – Mon compte/Ti bom.
  • Priorité santé

    Maladies tropicales négligées : quelles atteintes de la peau ?

    1/29/2026
    Lèpre, pian, ulcère de Buruli... À la veille de la Journée mondiale des Maladies Tropicales Négligées (MTN), qui se tient le 30 janvier, nous parlons des atteintes dermatologiques de ces maladies. Provoquées par différents agents bactériens, elles peuvent entraîner des déformations cutanées visibles, des surinfections et des lésions invalidantes, voire des handicaps physiques. Souvent fortement stigmatisées, les personnes touchées peuvent souffrir de discriminations.
    Quelles sont les causes de ces différentes maladies ? Quels sont les traitements ?  
    On dénombre une vingtaine de maladies tropicales négligées, ces infections qui concernent selon l'OMS, près d'un milliard de personnes à l’échelle planétaire, surtout dans les pays du Sud, au sein des populations les plus précaires. Près de la moitié de ces maladies de la misère présente des atteintes dermatologiques et 40% des cas se concentrent en Afrique subsaharienne.
    Maladies stigmatisantes 
    Parmi ces atteintes cutanées des MTN (bactériennes ou parasitaires), on recense des maladies connues comme la lèpre et la gale, mais aussi d‘autres qui le sont beaucoup moins, comme le pian, l’ulcère de Buruli ou la leishmaniose. Transmise par un insecte, le phlébotome femelle, cette MTN présente, elle aussi, une forme à expression cutanée. Autre parasitose : la tungose est provoquée par la puce chique et affecte particulièrement les pieds des jeunes enfants qui vivent dans des conditions précaires.
    Ces maladies entraînent lésions, ulcérations et cicatrices sur la peau, ayant pour conséquence une forte stigmatisation des patients.  
    Améliorer le diagnostic 
    Dans les pays où ces affections sévissent encore, c’est surtout en milieu rural, dans les zones reculées, que les populations subissent ce péril infectieux, qui mobilise peu la recherche, et très peu les grands laboratoires pharmaceutiques… Cet éloignement a également pour conséquence un retard du diagnostic et des prises en charge, et ce d’autant plus qu’un certain nombre de croyances locales sont associées aux symptômes de ces infections.  
    Avec : 
    Pr Arezki Izri, maître de conférences universitaires, professeur émérite en Parasitologie-Mycologie au Service de parasitologie à l'Hôpital Avicenne de Bobigny  

    Dr Lanciné Kaba, maître-assistant en Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké. Chef d’Antenne et chirurgien résident de l’Institut Raoul Follereau Centre Manikro 

    Dr Sara Eyangoh, directrice scientifique du Centre Pasteur du Cameroun. Coordonnatrice du Réseau de laboratoires de l'OMS en Afrique pour le diagnostic des MTN cutanées.

    ► En fin d’émission, nous faisons le point sur les conséquences de la baisse de financement de l’aide publique au développement sur la santé à Madagascar, notamment sur la santé des femmes et des enfants. Interview du Dr Niry Ramaromandray, médecin de santé publique et directrice de Santé Sud à Madagascar.
    Programmation musicale :
    ► Liniker – Tudo 
    ► Oxmo Puccino – Plus loin que soi.
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    Santé mentale : doit-on être heureux tout le temps ?

    1/28/2026
    Comptes Instagram multipliant les clichés du bonheur, livres de développement personnel pour accéder à la béatitude... La recherche du bonheur est partout, dans la vie personnelle comme professionnelle, au point que les chercheurs et professionnels de la santé mentale parlent d’injonction au bonheur. Alors faut-il chercher à être heureux en tout temps ? Le bien-être peut-il être permanent ? Que reflète cet affichage du bonheur formaté sur les réseaux sociaux ?  
    Les réseaux sociaux regorgent de ces contenus qui affichent du bonheur à plein temps, en images et mises en scène, à travers des conseils, avec à la clé une pression psychologique et beaucoup de culpabilité. Des recettes, des conseils, des livres, des comptes d’influenceurs… et un seul et même objectif : accéder au bonheur et pas simplement à des moments heureux, mais à une sorte de béatitude, d’optimisme illimité que l’on pourrait désigner finalement comme une forme d’injonction au bonheur !
    Accepter nos émotions dans leur variété
    Cette quête, qui peut prendre des formes diverses (le confort, la réussite, la richesse...) est entretenue par des « vendeurs » de bonheur : influenceurs, coachs et autres « consultants bien-être ». Cela conduit à s’interroger sur cette idée et peut-être cette illusion, « du bonheur permanent » :
    Quelles peuvent être les conséquences (et même les risques) de cette idée du bonheur à tout prix ? 

    Qu’est-ce que le refoulement des autres émotions et l’affichage du bonheur disent de notre époque ? 

    Et comment apprendre à vivre et avancer avec notre palette émotionnelle : le bon comme le compliqué ? 

    C’est au contraire, la variété des émotions, agréables comme pénibles, qui permet de faire la part des choses, de faire face aux difficultés… D’où l’importance d’accepter ses émotions, tout en essayant de construire son propre chemin, sans se comparer, sans vouloir imiter et ramener le bonheur, à ce qu’il est : un état parmi d’autres…  
    Avec :
    Alice Boudon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies comportementales et cognitives. Auteure du livre illustré Mon psy et moi, aux éditions DE BOECK SUP  

    Dr Jocelyn Ovono Engoang, psychologue, enseignant-chercheur, Psychocriminologie et Victimologie. 

    Programmation musicale :
    ► Bobby Mc Ferrin – Don't worry be happy 
    ► Tanya, Zougnazaguemda, Nana Bibata - Rakiré.
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    Les vertiges : un trouble de l’équilibre fréquent

    1/27/2026
    Causés par un trouble de l’équilibre, les vertiges donnent l’illusion que l’environnement se met à bouger. Les causes des vertiges sont multiples et il est important de les distinguer d’une syncope. Associés à d’autres symptômes, comme une perte de la vision ou des troubles de l’élocution, certains vertiges doivent inciter à consulter en urgence. Par quel praticien les vertiges sont-ils pris en charge ? Quels sont les traitements possibles ?  
    Le vertige est un trouble de l’équilibre assez fréquent, qui donne la sensation que le décor se met à tanguer, à tourner et peut être associé à des vomissements.  
    Des causes bien distinctes peuvent être à l’origine de ces vertiges : névrite vestibulaire, maladie de Ménière, vertiges paroxystiques positionnels bénins, effets secondaires d’un médicament... Parmi ces différentes causes, les trois premiers troubles sont à l’origine de plus de la moitié des cas de crises vertigineuses diagnostiquées. Grâce à l’interrogatoire du patient, éventuellement des examens complémentaires, en identifiant les causes du vertige et leur localisation (oreille interne, nerf vestibulaire, cerveau et système nerveux central…), un diagnostic pourra être posé.
    Des symptômes associés à surveiller
    Dans certains cas, les vertiges sont associés à d’autres symptômes qui vont par exemple avoir des conséquences sur l’élocution, la vision et parfois provoquer des nausées. 
    Ces troubles de l’équilibre qui peuvent également entraîner une forte anxiété, d'où l'importance d’en identifier rapidement l’origine et d’envisager une prise en charge, généralement confiée à un oto-rhino-laryngologiste (ORL), qui peut être appuyé par un kinésithérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire. 
    Avec :
    Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris. Auteur de De l'équilibre au déséquilibre, aux éditions Le Pommier  

    Loïc Vest, kinésithérapeute spécialisé en Rééducation Vestibulaire et rééducation des commotions cérébrales, à Paris

    Pr Med Elmokhtar Dahi, médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la Faculté de médecine PU-PH au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie. 

    Programmation musicale :
    ► Ricky Rich - Wenki 
    ► Flox – Out of orbit.

About Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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