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RFI - Aujourd'hui l'économie

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  • Aujourd'hui l'économie - La crise de l’approvisionnement s’aggrave
    Des conteneurs qui s'entassent dans les ports des États-Unis - ceux de Los Angeles ou Long Beach par exemple - dans l'attente d'être déchargés. Dans la première puissance mondiale, et ailleurs, la consommation repart à la hausse mais sans doute trop vite. Alors que les fêtes de fin d'année approchent, l'administration américaine appelle les entreprises de transports et de logistiques à travailler jour et nuit pour désengorger les ports. Les problèmes d'approvisionnement touchent le monde entier et ça pourrait durer jusqu'à l'année prochaine. Il vous faudra peut-être commander vos cadeaux de Noël beaucoup plus tôt que prévu tant les délais ont été revus à la hausse. Certaines entreprises de transports les ont multiplié par trois. Les causes sont nombreuses et une crise en alimente une autre. Alors que les usines en Europe ou aux États-Unis ont hâte de repartir comme avant la pandémie, plusieurs pays asiatiques qui leur fournissent habituellement les matières premières ou les composants peinent à retrouver leur cadence d'avant la pandémie. Les contaminations dues aux variants du Covid-19 ont freiné la pleine reprise. Ajouter à cela une météo catastrophique. En Chine, ces dernières semaines, des biens manufacturés ont été bloqués dans les ports les plus importants comme le terminal de Yangshan à Shanghaï, à cause du typhon « In-Fa ». Deux jours de blocage dans un port pour des raisons de météo ou de cas de Covid-19, et le voyage du containeur peut être rallongé de deux semaines. Et des coûts de transports explosent, forcément Ces coûts ont été multipliés par dix en un an pour le transport maritime. De loin, le mode de transport le plus important. On se rend compte de cette importance d'ailleurs quand il y a une crise. Que ce soit les blocages du printemps dernier dans le Canal de Suez ou aujourd'hui dans les ports américains et asiatiques. Certaines entreprises prennent les devants, elles exigent des suppléments à leurs clients pour garantir une livraison dans des délais raisonnables. D'autres, des géants de la distribution comme Ikea ou Walmart ont acheté leurs propres conteneurs et navires pour assurer leurs livraisons. L'autre crise, c'est celle d'une main d'œuvre manquante Aux États-Unis, comme en Europe, si la demande repart à la hausse, les bras manquent pour transporter les marchandises. Postes essentiels dans la chaîne d'approvisionnement, les manutentionnaires ou encore les chauffeurs-routiers ne sont pas assez nombreux. On a beaucoup parlé du cas du Royaume-Uni, qui à cause du Brexit est privé d'au moins 100 000 chauffeurs qui viennent habituellement d'Europe. Les États-Unis ont aussi un gros problème de main d'œuvre. Les candidats ne se bousculent pas pour ces postes jugés difficiles. Et cela aggrave le casse-tête du  désengorgement des ports. Pendant ce temps, en Europe, les usines dépourvues de composants, ralentissent la cadence Le retour aux niveaux de production industrielle d'avant la crise était espéré cette année. Mais les prévisions du FMI ont été revues à la baisse. Dernier exemple en date, l'italo-américain CNH industrial a suspendu sa fabrication d'engins agricoles et de voitures...faute de semi-conducteurs. En Allemagne, la production automobile a chuté à son niveau de 1975. La situation redonne l'occasion aux gouvernements du G7 de se positionner en faveur de l'indépendance vis-à-vis des matières premières et composants issus d'Asie. Un vœu pieux pour l'instant. Ce qui guette, pour l'heure, c'est  la rupture de stock ou une hausse des prix de plusieurs produits affectés par les retards d'acheminement. A commencer peut-être par votre futur cadeau de Noël… EN BREF ► Une autre entrave à la production, la hausse des coûts de l'énergie. Elle est historique en Chine. Les ateliers chinois n'avaient pas vu ça depuis 25 ans. Les centrales électriques chinoises tournent encore au charbon dont les cours s'envolent mais elles ne peuvent répercuter cette hausse sur leurs clients car les autorités encadrent les tarifs du courant. Conséquence, les centrales produisent moins alors que dans le même temps, la demande des usines est forte. Les coûts explosent donc pour les entreprises. +10,7% en un an...du jamais vu depuis 1996. Malgré un assouplissement du rationnement la semaine dernier, l'ampleur de la hausse des couts a contraint des usines à fermer totalement ou partiellement leurs portes. À lire aussi : Chine: forte hausse des prix à la production en raison du coût de l’énergie
    10/14/2021
    3:51
  • Aujourd'hui l'économie - Pourquoi le renouveau de l’énergie nucléaire est-il encore incertain?
    Dix ans après la catastrophe du Fukushima, le nucléaire est-il à l'aube d'une renaissance ? C'est la conviction de nombreux dirigeants, dont le président Macron. Dans son plan d'innovation France 2030 présenté hier mardi, il a prévu un milliard d’euros pour développer cette énergie. Une position assumée sans fard dans un pays où 70% de l'électricité provient déjà de l'atome. Au Japon, encore traumatisé par l'une des plus graves catastrophes de l'atome civil, le nouveau Premier ministre Fumio Kishida milite pour le redémarrage des centrales. La plupart des 50 réacteurs mis en veille il y a dix ans sont toujours à l'arrêt. Le retour en grâce s'opère au nom de la transition énergétique. Car l’atome n'émet quasiment pas de carbone. Des arguments qui ont convaincu la Pologne pour sortir du charbon, ou le Royaume Uni. Londres pourrait élargir son parc pour ne plus dépendre du gaz et des éoliennes encore trop aléatoires. Tant qu'on ne saura pas stocker l'électricité les énergies renouvelables resteront des sources insuffisantes. La crise énergétique a également rappelé quelques évidences : les hydrocarbures qu'on doit éliminer peuvent manquer et leur prix s'emballer, tandis que l'atome garantit un approvisionnement indépendant à un prix stable. Ce regain du nucléaire est porté par l’essor d’une nouvelle technologie, celle du SMR, le petit réacteur modulaire Une mini centrale présentée comme avantageuse, parce sa construction est moins chère et plus rapide que les projets pharaoniques de type EPR qui plombent les comptes d’EDF. Elle serait donc adaptée à des usages ciblés, pour l'industrie ou pour des villes ou des collectivités isolées. Le milliard prévu par Macron doit servir à développer ce nouveau modèle. La concurrence est vive. Même la tech s'intéresse au SMR. Aux États-Unis, Bill Gates soutient le lancement d'un prototype dans le Wyoming. Au Royaume-Uni, Rolls Royce cherche des financements pour son projet. Les Russes ont déjà le leur, les Chinois aussi, ils pensent même être à l'avant-garde pour le commercialiser dans les prochaines années. Est-ce que ces mini centrales vont augmenter la part du nucléaire ? Bonne question qui pour le moment n’a pas de réponse évidente. Car il faudra bien dix ans pour que cette technologie soit adoptée à grande échelle. Pendant cet intervalle les observateurs ne voient pas d’augmentation sensible des capacités nucléaires. L’Agence internationale à l’Énergie atomique (AIEA) évoque dans son dernier rapport un frémissement et projette un doublement des capacités d’ici 2050 si et seulement si les investissements et les technologies soient à la hauteur. Sinon, le nucléaire qui représente aujourd'hui 10% de l'électricité consommée dans le monde va stagner et sa part dans le mixte reculer. La tendance historique récente ne plaide pas en faveur de la thèse de la renaissance, mais plutôt de sa lente érosion selon le World Nuclear Industry Status Report, un rapport critique publié tous les ans. Dans sa dernière édition il indique que les capacités du nucléaire ont augmenté de 0,4 gigawatt en 2020, celles des énergies renouvelables de 250 gigawatts. La renaissance du nucléaire est illusoire ? La Chine, qui a basé sa transition énergétique et le développement de l'électricité sur le nucléaire, est le seul pays à construire à grande échelle de nouvelles centrales. Sans ce pays, les capacités sont en baisse constante. Si les nouvelles technologies des mini réacteurs font aujourd'hui beaucoup de bruit, elles ne serviront pas nécessairement à augmenter les capacités existantes, mais plutôt à remplacer les centrales vieillissantes. Les parcs français et américain, numéro trois et un mondial sont les plus obsolètes. Les deux tiers des réacteurs ont plus de trente ans. C'est d'abord pour faire face à cette échéance que les grands pays nucléaires se mobilisent et cherchent aujourd'hui à présenter cette énergie comme verte pour attirer les investisseurs. La France et dizaines d'autres pays européens espèrent bien convaincre Bruxelles d'intégrer le nucléaire dans la liste des énergies permettant d'accéder à des financements verts. ►En bref La mise en garde l'Agence Internationale à l'Énergie à la veille de la Cop 26 Les investissements dans les énergies renouvelables sont trop lents et insuffisants, il faut les tripler d'ici la fin de la décennie pour avoir une chance de limiter le réchauffement climatique selon le rapport publié ce mercredi par l’AIE. Le pétrole, le gaz et le charbon représentent encore 80% de la consommation mondiale.
    10/13/2021
    4:38
  • Aujourd'hui l'économie - La patronne du FMI sauve sa tête
    Kristalina Georgieva conserve la direction du FMI. Elle était accusée d’avoir exercé des pressions en faveur de la Chine quand elle était à la Banque mondiale. Le conseil d'administration estime que les preuves contre elle sont insuffisantes. Il aura fallu 8 réunions du conseil pour clore cette affaire embarrassante pour les institutions internationales.  Le premier actionnaire du FMI, les Etats-Unis, avec 16,5% du capital, et le deuxième, le Japon, ont fini par se rallier aux arguments des pays européens. Ces derniers ont apporté un soutien massif à l'économiste bulgare, qui est issue de leur zone, puisque l'Europe désigne le directeur du Fonds depuis sa création. À leurs côtés, on retrouve la Russie et la Chine. LE pays justement qui pose problème à Washington. À première vue pour l'administration américaine il était hors de question de laisser à la tête du FMI, une organisation qui brasse des centaines de milliards de dollars, une personne soupçonnée de favoritisme pro-chinois. Kristalina Georgieva conserve son poste, mais désormais sous la haute surveillance de Janet Yellen. La secrétaire au Trésor a tenu à donner cette précision à l'issue du conseil d'administration. Elle veut, dit-elle, à tout prix préserver l'intégrité et la crédibilité du FMI. Le FMI est-il devenu le nouveau champ de bataille de la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis ? Pékin pèse de plus en plus lourd sur le plan économique et exige d'être traité en conséquence dans les institutions internationales. Pour y parvenir tous les moyens sont bons, y compris la menace. Une montée en puissance effrayante pour les Américains mais aussi pour leurs alliés, tous sont encore marqué par le traumatisme du coronavirus. Quand l’Organisation Mondiale de la Santé, perçue comme inféodée à Pékin, a minoré les informations en provenance de Chine, et elle a été par la suite incapable de travailler librement sur place pour enquêter sur les origines de la pandémie. C’est aussi parce que la Chine exigeait de voir son pouvoir élargi au sein de la banque mondiale que Kristalina Georgieva aurait fait pression sur les enquêteurs du classement Doing Business en 2017. Il fallait éviter le déclassement de ce pays pour ne pas le froisser au moment où sa participation financière était bienvenue. De prestigieux économistes de la gauche américaine ont apporté leur soutien à la directrice du Fonds en dénonçant une conspiration des conservateurs américains C'est l'autre grille d'analyse de cette polémique. Le prix Nobel Joseph Stiglitz parle d'un « nouveau maccarthisme ». David Malpass, l’actuel président de la Banque mondiale, est dans son viseur. Celui qui a été nommé par Donald Trump a commandé l'enquête sur la manipulation du Doing business. Il serait à la manœuvre, pour déstabiliser une dirigeante remuante, décoiffante pour un FMI longtemps acquis au fameux consensus de Washington. En arrivant il y a trois ans, Kristalina Georgevia revoit les priorités. La lutte contre les inégalités, la cause des femmes, celle du réchauffement climatique deviennent ses nouveaux mantras. Avec la pandémie, elle propose et obtient la mise à disposition d'un fonds de 650 milliards de dollars et elle s'active pour apporter au plus vite des facilités financières aux pays les plus fragiles. Cette économiste issue d'un pays en développement n'a pas révolutionné le fonds, mais elle a amplifié une inflexion déjà sensible dans les débats depuis plusieurs années. Elle a encore deux ans de mandat pour continuer le travail, mais dorénavant avec l'ombre du soupçon sur son action. ►En bref Le prix du gazole bat son record historique en France Le litre valait en moyenne plus de 1,53 euro la semaine dernière selon les dernières données officielles. Cette envolée des prix à la pompe reflète les tensions sur les marchés énergétiques. Le gazole est beaucoup plus cher aujourd'hui qu'en 2018, au moment de la crise des «gilets jaunes» .
    10/12/2021
    3:57
  • Aujourd'hui l'économie - La lutte contre la surpêche, la mission impossible de l’OMC ?
    La lutte contre la surpêche est à nouveau à l’agenda de l’Organisation mondiale du commerce avec l’ouverture ce lundi à Genève d’une nouvelle session marathon de négociation. Un accord est-il possible avant la fin de l’année ? Cela fait vingt ans que les discussions ont démarré, vingt ans que les délégations ne veulent rien céder alors que le problème s'aggrave d'année en année. Un tiers des stocks de poisson sont aujourd'hui menacés par les excès de la pêche industrielle selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, trois fois plus que dans les années 70. Après la lutte contre le Covid, la surpêche est LA priorité de Ngozi Okonjo-Iweala. La directrice de l’OMC en poste depuis un an doit à tout prix arracher un accord pour redorer le blason d'une institution devenue quasiment impuissante mais aussi pour mettre en œuvre ce qui est devenu un objectif du développement durable fixé par les Nations unies. Les délégations vont donc négocier pied à pied jusqu'à la fin du mois, dans l'espoir d'avoir un texte entériné en novembre au niveau ministériel.  Un accord qui mettrait un terme aux subventions à la pêche   Sans le soutien de l'argent public plus de la moitié de la flotte mondiale serait non rentable et donc vouée à disparaître ou à se reconvertir dans une activité plus vertueuse. La suppression des subventions est donc bien l'arme fatale pour mettre fin au carnage des océans. C'est le meilleur moyen pour protéger les stocks, les laisser se reproduire, ce qui permettrait à terme d'augmenter les prises dans un cadre régulé. Les Etats dépensent des sommes folles pour soutenir cette industrie. Environ 30 milliards d'euros selon l'OCDE. Les deux tiers sont nuisibles à la ressource puisqu'ils servent à construire des bateaux toujours plus grands ou à rendre l’activité plus performante avec des subventions au carburant.  Quels sont les pays responsables de cette exploitation à outrance ? Le Japon, la Corée du sud, les Européens, les Etats-Unis, et d'abord la Chine, devenu le premier producteur, le premier exportateur de poisson. De loin le pays qui subventionne le plus : 20% du montant total des aides est distribué par l'administration chinoise. Pékin a aujourd'hui la plus grande flotte au monde, et soutient intensément cette activité avec les routes de la soie. Tous ces pays pratiquent la pêche industrielle pour sillonner les mers les plus lointaines et siphonner les fonds encore poissonneux.  La pêche artisanale elle aussi bénéficie des subventions nuisibles à la ressource, mais c'est d'abord une victime des excès des plus gros. Une fois encore un texte débattu à l'OMC oppose les plus riches aux pays en développement soucieux de préserver une activité parfois vitale pour leurs populations.  Encore de nombreux points de blocage Beaucoup trop puisque chaque pays tente de réécrire le texte à son avantage. On ne sait pas encore si la fin des subventions concernera toute la flotte, y compris par exemple les cargos réfrigérés, ou seulement les navires directement impliqués dans la pêche illégale non déclarée et non régulée. L'Inde vient de compliquer la discussion avec une nouvelle proposition sur le principe du pollueur payeur. New Delhi souhaite que seuls les pays avec une flotte en haute mer soient concernés. Le groupe des pays Afrique-Caraïbe-Pacifique bataille lui pour continuer comme avant en dessous d'un seuil de capture, de l'ordre de 2,5%. Et les Etats-Unis suggèrent maintenant que le travail forcé soit pris en compte dans le texte. Avec toutes ces divergences, difficile de croire qu'un accord puisse émerger avant la fin de l'année.  ► En bref Alors que s'ouvrent ce lundi 11 octobre les assemblées d'automne de la Banque mondiale et du FMI, la directrice du fonds devrait être fixée sur son sort dans la journée Kristalina Georgevia est accusée d'avoir fait pression en faveur de la Chine lorsqu'elle était à la Banque mondiale en encourageant une manipulation du classement Doing business sur les conditions d'investissement. Les Européens et plusieurs pays africains souhaitent que l'économiste bulgare reste en poste, mais d'autres comme les Etats-Unis veulent au contraire son départ.
    10/11/2021
    3:35
  • Aujourd'hui l'économie - Sommet Afrique-France: rupture ou changement dans la continuité?
    Le Sommet qui s’ouvre ce vendredi 8 octobre 2021 à Montpellier, dans le sud de la France, est présenté comme l’occasion de réinventer la relation entre l’Afrique et la France. Depuis l’inauguration de ces rencontres en novembre 1973, c’est la première fois qu’un sommet est organisé sans aucun chef d’État du continent. C’est une rupture radicale en termes d’image. Le président français Macron aura en face de lui des entrepreneurs, des intellectuels, des chercheurs, des artistes, des sportifs, des créateurs, des influenceurs et les acteurs de la nouvelle économie portée par le numérique. L’idée est d’écouter la jeunesse africaine et de créer un nouvel espace de dialogue, censé redéfinir les fondamentaux de la relation entre le continent africain et la France. Là où les coopérations bilatérale et multilatérales ont montré leurs limites à impulser le développement en Afrique, Emmanuel Macron veut être précurseur d’une nouvelle donne en impliquant directement les opérateurs économiques de tout le continent, en relation avec les opérateurs français. Car le chef de l’État ne perd pas de vue les intérêts de son pays. Une rupture synonyme de changement dans la continuité sur le fonds En l’absence de chefs d’État et de gouvernement, le sommet Afrique-France de Montpellier va aussi réunir des acteurs institutionnels, dont le travail est d’élaborer des partenariats internationaux à long terme. Par le biais de l’Agence française de développement (AFD), Paris va donc présenter l’expertise qu’elle déploie en Afrique. Sachant que les projets que finance l’AFD portent aussi le sceau des gouvernements des pays concernés, ainsi que l’approbation, souvent, des institutions nationales et européennes et à la marge, du secteur privé et de la société civile. En difficulté sur le continent, la société civile a réussi à faire bouger les lignes Alors qu’elle a souvent du mal à peser localement en Afrique, la société civile du continent a peut-être influencé le président français. Avec aujourd’hui les réseaux sociaux comme amplificateur – on se souvient du billet de 5000 francs CFA brûlé en public à Dakar en août 2017 – l’appel de la société civile a conduit beaucoup plus tôt que prévu Paris à accepter la réforme de cette monnaie pour huit pays d’Afrique de l’Ouest. Mais cette réforme n’est pas une coupure totale du lien entre l’euro et le franc CFA, baptisé éco, la parité entre les deux monnaies restant fixe. Ce régime qui garantit une stabilité monétaire et qui ne reflète pas le poids réel de l’économie de la zone, est plus pratique pour les entreprises françaises et européennes qui font des affaires dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest. Or, la jeunesse africaine réclame une coupure totale du lien entre l’euro et le franc CFA. Et la réforme annoncée a au passage fragilisé les initiatives en cours pour la création de l’éco, la future monnaie commune ouest-africaine. Accueil mitigé de la nouvelle formule en Afrique Les dirigeants africains ont pris acte de la décision de changer la formule, ils ont de toute façon d’autres canaux pour faire passer les messages à Paris. Mais l’opinion africaine est partagée. En fait, Emmanuel Macron essaye de trouver le moyen de ne pas laisser la France se faire distancer par les pays émergents sur un continent plein de potentialités, depuis que – exemple parmi tant d’autres – les sommets Chine-Afrique sont devenus réguliers. À lire aussi : 28e sommet Afrique-France: espoirs et attentes de la jeunesse invitée
    10/8/2021
    3:22

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